jeudi 1 décembre 2016

FLEUR DE MAI

Type : Dundée, cotre à tapecul. actuellement à l'état d'épave (un projet de restauration est en cours)


Gréement : Lorsqu'elle était en état de naviguer : 2 mâts en 1 seule partie (à pible) ; voile à corne chacun des  2 mâts  ;  un foc, une trinquette.
    En 2004, lors des fêtes de Brest et de Douarnenez, la gabare n'avait qu'un mât et était donc gréée en cotre.
    Elle est actuellement complètement dégréée.


Matériaux : Coque et pont en bois (chêne)  ; mâts en bois .

Date et lieu de lancement : 1950 au chantier Jacq à l'Hôpital-Camfrout (rade de brest, Finistère)
Autres noms : 
Utilisation initiale : sablier : gabare.
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : Saint-Malo.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade .

 Signification du nom : Fleur de Mai : un nom poétique et champêtre, qui se traduit en anglais par Mayflower ; un nom célèbre, porté par le premier navire d'émigrants, fondateur de la colonie anglaise en Amérique.
Longueur hors-tout :  28 m
Longueur de la coque : 17,4 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 5,85 m
Tirant d'eau maximal : 2,5 m
Tirant d'air :   m
Déplacement : 80 t.
Surface maxi de voilure : 270

État : plusieurs fois  restauré ; actuellement en attente de restauration près du chantier Étoile Marine, à Saint-Malo : état très dégradé, quasiment à l'état d'épave.
Vous trouverez ici un lien internet montrant l'état de la coque en 2015

Avant : étrave faiblement inclinée ;  bout dehors.
Arrière :  tableau incliné.

Coque :  blanche,  pavois gris (depuis 2009) ; liston et lisse de pavois gris-vert.


Superstructures : discrètes (descentes, panneaux)

 
   Fleur de Mai est une ancienne gabare qui a surtout servi à l'exploitation et au transport du sable sur les côtes du Finistère nord, notamment en rade de Brest et en mer d'Iroise. Elle a cessé cette activité en 1983 et a alors été restaurée et modifiée pour être utilisée en  voilier de plaisance. Quelque temps basée à Dunkerque, elle a ensuite rejoint Saint-Malo et appartenait à 3 copropriétaires (dont le commandant Guéna, ancien commandant du Belem) qui proposaient des sorties vers les îles Chausey et les Anglo-normandes, et participaient aux rassemblements de voiliers traditionnels. Sa capacité était de 14 personnes en croisière et 22 en sortie de la journée.
    Le voilier est classé monument historique depuis 1991.
   Depuis un échouage en automne 2009, au fond de l'Aber-Wrach, après une rupture des amarres, le bateau était en attente d'une restauration au chantier du Guip, quai Malbert, à Brest. Il appartient maintenant à une association qui porte son nom et a été transporté sur un petit cargo à Saint-Malo. Il est actuellement posé sur un terre-plein, en bordure du bassin Duguay-Trouin, non loin du siège d'Étoile Marine. Fin 2016, la coque a été ramenée au chantier du Guip, avec un vrai projet étudié par Joël Guéna (ancien commandant de cargos dans la Marine Marchande et ancien commandant du Belem) et l'association de la Fée de l'Aulne (une autre gabare). L'objectif est Brest 2020. Bon courage à ce projet,  que nous suivrons attentivement.
Fleur de Mai en face du chantier du Guip à Brest, en 2010














samedi 17 septembre 2016

ROYALIST

Type : Brick (détruit en 2015)
 
 

Gréement : mâts en acier d'une seule pièce ; 3 voiles carrées sur chacun des  2 mâts ; un foc, une trinquette ; brigantine et flèche sur le grand mât. La taille relativement grande de la brigantine et la présence du flèche fait de ce gréement un intermédiaire entre le brick pur et le brick-goélette (qui n'a pas, lui, de voile carrée sur le grand mât)
Matériaux : Coque et pont en acier; pont recouvert de teck ; mâts en acier ; vergues en alu.
Date et lieu de lancement : 1971 au chantier Groves and Guttridge, à  Cowes ; plans de Colin Mudie..
Autres noms : aucun
Utilisation initiale : voilier école.
Dernière nationalité connue : britannique.
Dernier port d'attache connu : Gosport (près de Portsmouth).
Dernière utilisation connue : Voilier école (Sea Cadet corps).
Signification du nom : Royalist : le nom montre que le voilier école est parrainé par la Reine d'Angleterre et lié à la Royal Navy, même s'il n'en fait pas vraiment partie.

Longueur hors-tout : 29,5 m
Longueur de la coque : 23,3 m
Longueur à la flottaison : 19,2 m
Largeur maximale : 5,9 m
Tirant d'eau maximal : 2,8 m
Tirant d'air : ? m
Déplacement :  103 t .
Surface maxi de voilure : 433 m².
État : détruit en janvier 2015. 

Avant : Étrave à guibre  ; pas de réelle figure de proue, mais frise sur chaque bord ; nom du navire (TS Royalist) écrit sur chaque bord ; Beaupré en 1 seule partie.


Arrière : voûte entièrement immergée ; tableau décoré, avec le nom du bateau et l'inscription "sea cadet corps".


Coque : noire ; bande blanche avec faux sabords noirs (peinture "à batterie", à la façon des bricks de guerre d'autrefois).
 
Superstructures : long rouf (deck-house) en arrière du grand mât .
 

     Royalist a été construit sur les plans de l'architecte qui a conçu le Lord Nelson ; il possède un sister-ship en Inde, qui s'appelle le Varuna et est basé à Bombay.
       Le Sea Cadet Corps, auquel le brick appartenait, est une organisation de formation de marins,  parrainée par la Reine et liée à la Royal Navy mais n'en faisant pas partie.  Le stagiaires ne sont cependant pas tenus de s'engager dans la marine. L'organisation possède d'autres voiliers plus petits. 
   Royalist  participait régulièrement aux Tall ship's races. son petit hunier portait l'immatriculation TS K23 (TS pour tall ship, K pour United Kingdom). L'équipage comprend 10 personnes et peut accueillir 24 cadets. Le brick a participé aux fêtes maritimes de Brest 2012 à l'Armada de Rouen 2013. Il a été mis à la casse en janvier 2015 et détruit par un chantier néerlandais.

Information donnée sur facebook le 17 09 2016 par Christian Abranson :
     "C'est l'ancien ROYALIST de 1971. J'ai navigué à son bord en 1973 comme officier de de quart. Il a été discrètement et honteusement mis à la casse en janvier 2015 alors qu'il venait d'être désarmé en parfait état, en classe et tout, à la fin de la saison 2014 et qu'il aurait pu encore servir de nombreuses années, pour faire place au nouveau ROYALIST construit en Espagne, lancé en décembre 2014 et mis en service en 2015. La raison du remplacement par un brick à peine plus grand était "l'obsolescence". Le SCC n'a pas fait beaucoup d'efforts pour trouver un nouveau propriétaire et l'a vendu pour des cacahuètes à un chantier de casse néerlandais avec stipulation que ce dernier devait casser le brick et pas le revendre à son compte..."


mercredi 7 septembre 2016

GWENILI (394 Y)

Type : Yawl



Gréement : 2 mâts en 1 seule  partie (à pible) ; une grand-voile à corne portant le numéro 394 Y, un foc sur bout-dehors, une trinquette. voiles blanches ; bout-dehors.


Matériaux : coque en bois (chêne et pin) ; mâts  en bois.
Date et lieu de lancement : 1910, à Bordeaux au chantier Legorce (architecte inconnu)
Utilisation : yacht de croisière et de course-croisière
Autres noms  : ?
Dernière nationalité connue : britannique
Dernier port d'attache connu : ?  Bordeaux est toujours indiqué sur le tableau arrière.

Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et course-croisière.
 
Signification du nom : Gwenili : le nom breton de l'hirondelle.

Longueur hors-tout : 15,85 m
Longueur de la coque : 11,65  m
Longueur à la flottaison : 9,9  m 
Largeur maximale : 2,9 m
Tirant d'eau maximal : 1,5 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 12,2 t.
Surface maxi de voilure : m² 

État : restauré
Avant : étrave  peu inclinée, convexe ; bout-dehors.


Arrière : à voûte et tableau.


Coque : blanche
Superstructures :  rouf .
  
 Gwenili est un yacht centenaire qui a d'abord navigué en France jusqu'en 1939.  puis a appartenu à des Anglais, notamment Martin Goodrich, depuis 2004. Toujours bien entretenu et restauré quand c'était nécessaire, Gwenili a beaucoup navigué en Grande Bretagne, aux Pays-Bas et en France, participant aux rassemblements de voiliers traditionnels. Il fait partie de la flotte associée au musée de La Rochelle.

samedi 3 septembre 2016

LEADER

Type : ketch à voiles à corne.

Gréement : grand mât en 2 parties ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; flèche sur le grand mât seulement  ; 2 focs, une trinquette.


Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois

Date et lieu de lancement : 1892  sur la rivière Dart, à Galmpton, près de Brixham, en Angleterre,  par W.A Gibbs.
Autres noms : Lorne Leader (fin des années 1990).
Utilisation initiale : bateau de pêche (Brixham trawler).
Dernière nationalité connue : britannique
Dernier port d'attache connu : Brixham (Devon)
Dernière utilisation connue : Voilier école et de croisière.

   Signification du nom : Leader, en anglais, signifie le chef, celui qui mène ; couramment utilisé en français (en sport, en économie, etc)
Longueur hors-tout : 32 m
Longueur de la coque : 24,4 m
Longueur à la flottaison : 20,8 m
Largeur maximale : 5,8 m
Tirant d'eau maximal : 3,05 m
Tirant d'air :   m
Déplacement : 100 t  (ballasts :15 t).
Surface maxi de voilure :  m² 
État : restauré, bien entretenu.
Avant : étrave verticale ; bout dehors rétractable.



Arrière : voûte et tableau très inclinés ; barre à roue.
 
Coque : noire, ligne rouge en bas du pavois.
Superstructures :   roufs  discrets, panneaux, descentes.

 
     Leader a été construit en 1892 à Brixham. Ce chalutier le plus ancien des derniers représentants des chalutiers à voile, les Brixham trawlers, au sud-ouest de l'Angleterre vers 1930. En fait, ce type de bateau a été construit depuis 1770 ; 2000 trawlers auraient été construits en tout. C'est l'équivalent des Lowestoft trawlers, de la côte anglaise de la mer du Nord. Bien que gréés en ketchs, on les appelait "the big sloops". Ces bateaux tractaient un chalut à perche : la gueule du filet était relié à des maintenue ouverte par une longue perche qui écartait les 2 côtés de  l'avant  du dos du filet . Le ventre de celui-ci était relié à des patins fixés aux extrémités de la perche. Celle-ci était très longue et était la partie la plus difficile à manier ; l'équipage n'était cependant formé que de 4 hommes ! 
     Ce chalut à perche, amélioré, est encore utilisé dans des pays bordant la mer du Nord (Belgique,Pays-Bas, Grande-Bretagne, Danemark). Mais il a le plus souvent laissé place au chalut à panneaux, des panneaux remplaçant les patins. ; de plus, ces panneaux sont tractés par des câbles, loin devant le  filet:et ils sont amarrés de telle façon qu'ils s'écartent, ouvrant ainsi le filet.
 
     Après avoir pratiqué la pêche jusqu'en 1907, Leader aété vendu à des Suédois qui l'ont transformé en caboteur ; il a effectué du transport de marchandises jusqu'en 1970, puis a été converti en voilier-école pour un club de croisière suédois. En 1985, il est revenu en Grande-Bretagne, sur la côte ouest de l'Écosse et utilisé pour des croisières, sou le nom de Lorne Leader. En 1996, Leader est evenu dans le Devon, d'abord à Dartmouth puis à brixham, son port d'origine, en 1999. Il a alors rejoint la petite flotte de Trinity Sailing et a été soigneusement restauré.
  Leader  est actuellement propriété de la fondation  Trinity sailing, installé à Brixham, qui possède 3 autres voiliers traditionnels : le ketch Provident, et les cotres Spirit of Britannia et Golden Vanity.
    Il est utilisé pour des croisières, embarquant souvent des passagers (Nombre total  de personnes  : 17 ; 12 passagers et 5 membres d'équipage).  Ses croisières vont de la côte ouest de l'Écosse à la Bretagne. Il était présent aux fêtes maritimes de Brest et de Douarnenez en 2016 et est classé bateau historique.
   
    le site internet de Trinity Sailing peut être trouvé ici

jeudi 23 juin 2016

ORTEGAL

Type : Yawl

Gréement : 2 mâts en 1 seule  partie (à pible) ; une grand-voile à corne, un foc sur bout-dehors, une trinquette. Voiles blanches. Gui de tapecul sur queue de malet.peut porte un spi asymétrique.


Matériaux : coque en bois (charpente en orme et acacia, bordés en acajou verni, pont en iroko) ; mât  en bois.
Date et lieu de lancement :  2003 ; construction amateur (d'après des plans dessinés par Albert Strange en 1912).
Utilisation : bateau de plaisance
Autres noms  : aucun  
Dernière nationalité connue : français
Dernier port d'attache connu : Plougastel - Daoulas (port du Tinduff).

Dernière utilisation connue : Voilier de croisière privé.
 
Signification du nom : Ortegal : le cap Ortegal est situé au nord-ouest de la Galice, près de Ortigueira.

Longueur hors-tout : 12,4 m
Longueur de la coque : 8,3  m
Longueur à la flottaison : 6,4  m 
Largeur maximale : 2,35 m
Tirant d'eau maximal : 1,25 m
Tirant d'air : 12,8 m
Déplacement : 4,75 t.
Surface maxi de voilure : m² 

État : bien entretenu.
Avant : étrave inclinée ; bout-dehors.

Arrière : arrière pointu (canoé)
Coque : vernie
Superstructures : très discrètes (claire voie, capot de descente).
 
  Ortegal est un réplique de petit yacht du début du XXème siècle, construite par son propriétaire Il a reçu un prix du Chasse-Marée (lors d'un concours pendant la semaine du Golfe du Morbihan 2003) pour la qualité de sa construction. le bateau navigue, sans moteur, sur les côtes bretonnes et jusqu'en Angleterre.