jeudi 23 juin 2016

ORTEGAL

Type : Yawl

Gréement : 2 mâts en 1 seule  partie (à pible) ; une grand-voile à corne, un foc sur bout-dehors, une trinquette. Voiles blanches. Gui de tapecul sur queue de malet.peut porte un spi asymétrique.


Matériaux : coque en bois (charpente en orme et acacia, bordés en acajou verni, pont en iroko) ; mât  en bois.
Date et lieu de lancement :  2003 ; construction amateur (d'après des plans dessinés par Albert Strange en 1912).
Utilisation : bateau de plaisance
Autres noms  : aucun  
Dernière nationalité connue : français
Dernier port d'attache connu : Plougastel - Daoulas (port du Tinduff).

Dernière utilisation connue : Voilier de croisière privé.
 
Signification du nom : Ortegal : le cap Ortegal est situé au nord-ouest de la Galice, près de Ortigueira.

Longueur hors-tout : 12,4 m
Longueur de la coque : 8,3  m
Longueur à la flottaison : 6,4  m 
Largeur maximale : 2,35 m
Tirant d'eau maximal : 1,25 m
Tirant d'air : 12,8 m
Déplacement : 4,75 t.
Surface maxi de voilure : m² 

État : bien entretenu.
Avant : étrave inclinée ; bout-dehors.

Arrière : arrière pointu (canoé)
Coque : vernie
Superstructures : très discrètes (claire voie, capot de descente).
 
  Ortegal est un réplique de petit yacht du début du XXème siècle, construite par son propriétaire Il a reçu un prix du Chasse-Marée (lors d'un concours pendant la semaine du Golfe du Morbihan 2003) pour la qualité de sa construction. le bateau navigue, sans moteur, sur les côtes bretonnes et jusqu'en Angleterre.
 

dimanche 19 juin 2016

AVATAR


Type : Goélette à huniers.

   Pas encore de photos personnelles de ce bateau mais cela ne saurait tarder puisqu'il est annoncé aux prochaines fêtes maritimes de Brest.


  Gréement : Mâts en 2 parties ; 1 voile à corne sur chaque  mât  ; 2 focs, une trinquette bômée. 2 huniers sur le mât de misaine et fortune carrée au printemps

Matériaux : Coque et pont en acier.
Date et lieu de lancement : 1941 en Allemagne
Autres noms : Grietje Maria
Utilisation initiale : bateau militaire auxiliaire (KFK : kriegfischkutter).
Dernière nationalité connue : Néerlandaise
Dernier port d'attache connu : Harlingen
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière (charter)

   Signification du nom : Avatar : c'est un mot, ayant plusieurs sens ; à l'origine, un mot hindou indiquant les différentes incarnation de Vishnou. C'est aussi une sorte de double : c'est le sens que prend le mot dans le célèbre film de James Cameron (2009).
   On donne aussi ce nom aux ennuis qu'on rencontre quand on fait quelque chose.


Longueur hors-tout : 34,5 m
Longueur de la coque :  27,7 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale :  6,4 m
Tirant d'eau maximal : 2,8 m
Tirant d'air :  m
Déplacement :  t .
Surface maxi de voilure : 310
État : modifié , restauré, bien entretenu.
Avant : Étrave à guibre ; beaupré en 2 parties.

Arrière : voûte élancée, tableau décoré ; gouvernail à tube de jaumière 

Coque : verte ; couleur courante sur les chalutiers, mais plus rares sur les voiliers (il y a aussi les 2 Alexander Von Humboldt)
Superstructures : rouf de couleur bois, assez long, autour du grand mât.

     Avatar a été lancé pendant la guerre comme navire de guerre auxiliaire (patrouilleur, bateau de sauvetage). Il était de construction composite, avec une charpente en acier et des bordés en bois, ce qui le rendait peu sensible aux mines magnétiques. Ce type de bateau, à l'allure de bateau de pêcheétait dénommé Kriegfischkutter (KFK) et il y en avait un grand nombre. Après la guerre, il a été donné aux Pays-Bas. En 1957, il a été partiellement reconstruit : les bordés en bois ont été remplacés par des tôles d'acier et le bateau a été re-nommé Grietje-Maria. Basé à Ijmuiden, il a porté plusieurs noms. Une tentative de l'utiliser en charter, en 1998, a été un échec. La seconde tentative a eu lieu en 1910 : le bateau a été reconverti en voilier. Il a tiré ses premiers bords en 2014, après avoir été rebaptisé Avatar, lors de la Tallships d'Harlingen. depuis, il navigue en charter et participe aux rassemblements en mer du Nord et en Baltique. En 2016, Avatar va rendre visite à la Bretagne à l'occasion des fêtes maritimes de Brest.

FLEUR DE LAMPAUL

Type : Dundée.
Gréement : Les 2 mâts en 1 seule partie (à pible) ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; flèche sur le grand mât seulement  ;  un foc, une trinquette. Vergue portant une fortune carrée sur le grand mât au portant.

Matériaux : Coque et pont en bois (quille en orme, charpente et bordés en chêne, pavois et pont en sapin rouge)  ; mâts en bois (pitchpin).

Date et lieu de lancement : 1948 au chantier Keraudren à Camaret (Finistère)
Autres noms : 
Utilisation initiale :  bateau de transport (borneur), sablier : gabare.
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : Saint-Vaast -La Hougue.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade .

   Signification du nom : Fleur de Lampaul : plusieurs villages, en Bretagne, s'appellent Lampaul ; ce nom désigne un ermitage consacré à Pol-Aurélien, le premier évêque du Léon (Saint-Pol de Léon a la même origine). Celui qui nous concerne ici est Lampaul-Plouarzel, situé sur l'Aber Ildut, en face de Lanildut. Son port de Porspaul, ou Porscave, y a abrité de nombreuses gabares. La dernière a avoir trouvé refuge dans l'Aber-Ildut, Mad Atao, était encore, au début de ce siècle, une carcasse posée sur un terre plein, au bout  de la route qui mène à Porscave. Elle avait été classée bateau historique, et certains rêvaient de restaurer un  un jour cette épave encore plus délabrée que ne l'était le thonier Biche. Hélas, les fonds n'arrivaient pas, et la municipalité de Lampaul, encouragée par de nombreux habitants, a trouvé la "chose" très encombrante, et dangereuse si quelqu'un s'amusait à y pénétrer. Un jour de 2008, une pelleteuse a donc transformé la vieille coque en un tas de bois encore plus informe. Mad Atao, pourtant, veut dire " bon toujours ". Heureusement, Fleur de Lampaul, elle, est toujours là, plus belle qu'elle ne l'avait jamais été...
    
Longueur hors-tout :  29 m
Longueur de la coque : 20,5 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 6,5 m
Tirant d'eau maximal : 2,5 m
Tirant d'air :  20 m
Déplacement : 120 t.
Surface maxi de voilure : 250 m² sans la fortune carrée

État : plusieurs fois  restauré. 

Avant : étrave faiblement inclinée ;  bout dehors.
Arrière :  tableau incliné.

Coque : blanche ; naguère noire, à pavois bleu et liston rouge.


Superstructures :  importante timonerie blanche autour du mât de tapecul

 
   Fleur de Lampaul est une ancienne gabare qui transportait des matériaux de construction, du sel, des légumes et toutes sortes d'autres marchandises vers les îles finistériennes et jusqu'en Angleterre ou l'île d'Yeu ; son port d'attache était Lampaul-Plouarzel.  Il exploitait également le sable. A partir de 1975, la Fleur, comme on l'appelle couramment, était devenue un simple sablier à moteur : C'était le sort des dernières gabares qui n'avaient pas été mises au rebut  ; on les voyait naviguer en rade de Brest, jusque dans les estuaires de l'Aulne et de l'Élorn tellement chargées de sable qu'on ne voyait plus que le pavois...Ce qui, de nos jours, serait sans doute puni par la loi pour surcharge.
    Les gabares de ce type étaient des navires capables d'affronter la haute mer : on peut les comparer aux barges anglaises de la Tamise ou aux barges néerlandaises. Il ne faut pas les confondre avec les gabares de fleuves, chalands à fond plat incapables d'affronter une mer formée.
     Racheté en 1985 par Charles-Henri Gruyer, le solide bateau a été restauré, regréé  en dundée et son intérieur a été aménagé. Il devient alors le voilier océanographique des enfants, accomplissant de superbes croisières avec des groupes de 10 adolescents (12 à 16 ans) accompagnés de 7 adultes. Il est ainsi allé à la rencontre des peuples de l'eau de 1992 à 1994, et a réalisé un tour du Monde entre 1998 et 2001 ("les enfant de l'an 2000") ; sans oublier de nombreuses traversés de l'Atlantique. Il en est résulté de beaux films pédagogiques, récompensés par l'UNESCO, et des expériences extraordinaires pour les participants.Le port d'attache de Fleur de Lampaul était alors l'île d'Yeu.
      Le bateau a changé de propriétaire et va moins loin ; mais c'est resté un outil pédagogique pour l'apprentissage de la Nature, puisqu'il a appartenu à la fondation Nicolas Hulot (SOS Planète eau) entre 2001 et 2010. Il a navigué en Atlantique et en Méditerranée, pour des recherches et des actions de sensibilisation du public sur la préservation de la mer et du littoral. Le port d'attache est devenu Bordeaux, puis Lorient. Une grande restauration a eu lieu en 2004-2005 ; la gabare a été repeinte en blanc, ce qui permet de la distinguer facilement des autres gabares  semblables comme Notre-Dame de Rumengol. 
       En 2010, la gabare a été achetée par le chantier naval Bernard, de Saint-Vaast la Hougue, dans la Manche  ; Le patron de cette entreprise, Gilles Auger. Il proposait des promenades de la journée et de la demi-journée, des croisières en Manche (Cotentin, îles Anglo-Normandes, Angleterre). le voilier participe aux rassemblements nautiques.
        Depuis février 2013, le voilier a fait des croisières en Norvège et l'équipage y propose des croisières, en mars et en avril, associant le ski et la voile (convoyage aller prévu en février).
     Fleur de Lampaul est homologuée pour 20 personnes en navigation de la journée et 27 personnes pour les réceptions à quai. En croisière, il peut embarquer 12 à 14 personnes.
    En 2016, elle embarque des enfants  malades de l'association "Les matelots de la Vie". 
      le site de Fleur de Lampaul ici.

samedi 18 juin 2016

LE VERSEAU

Type : Goélette à hunier.



Gréement : mâts en 2 partie (à chouque) ; les 2 mâts portent des voiles à corne ; le mât de misaine porte un hunier, sur 2 vergues. 2 focs à enrouleur, une trinquette bômée.

Matériaux : coque en acier
Date et lieu de lancement :  terminé en 2012, construction amateur
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : bateau de plaisance
Dernière nationalité connue :Suisse
Dernier port d'attache connu : Lorient (port de Kernével)
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière
 
Signification du nom : Le Verseau : un signe du Zodiaque

Longueur HT : 25 m
Longueur de la coque : 16,3 m
Longueur à la flottaison : 14 m 
Largeur maximale : 4,5 m
Tirant d'eau maximal : 2,6 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 50 t.
Surface maxi de voilure : 200 m² 

État : inconnu. Ne semble pas naviguer souvent
Avant : étrave à guibre décorée d'une frise bleu foncé.
Arrière : tableau.
Coque : blanche, à bouchains.


Superstructures : rouf important en bois verni, entre les 2 mâts. 

   Cette petite goélette a été construite par un amateur dans le style des goélettes américaines du XIX ème siècle, mais avec une coque à bouchain, en acier. Commencée en Suisse, elle a été gréée au pays-Bas en 2012, puis a rejoint les îles Anglo-normandes pour être finalement amarrée à un ponton du port de plaisance de Kernével, en rade de Lorient.

    Le site du Verseau ici.

jeudi 16 juin 2016

L'AUDIERNAIS



Type : Dundée, cotre à tapecul
Gréement : chaque mât en une seule partie  (à pible) ;  voile à corne sur le grand mât  ;  un foc,  une trinquette.


Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois.
Date et lieu de lancement : 1936  au Faou (rade de Brest) ou à Audierne
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : gabare de commerce (bornage)
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : Pauillac (Gironde), mais souvent amarré au Port-Rhu à Douarnenez. Immatriculé à La Rochelle
Dernière utilisation connue : Voiler de promenade.

Signification du nom : l'Audiernais : un habitant d'Audierne (port du sud-Finistère, dans le Cap Sizun, près de la Pointe du Raz) ou un bateau attaché à ce port.

Longueur hors-tout :   m
Longueur de la coque : 15,2 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 6,4 m
Tirant d'eau maximal : 1,8 m
Tirant d'air :  m
Déplacement :  t.
Surface maxi de voilure :  m² 

État : restauré. 

Avant : étrave presque verticale  ; bout dehors.
Arrière :  voûte et tableau inclinés . barre franche, en avant du mât de tapecul.
Coque : blanche,  pavois bleu foncé.


Superstructures : discrètes (panneau de cale, descentes) .
 
     L'Audiernais a  été construit en 1936, probablement au chantier Morvan du Faou, mais il a peut-être été construit à Audierne, selon certains documents. Il a servi, avec une propulsion mixte voile et moteur,au transport de marchandises diverses (vin, charbon, bois, légumes) entre le nord-Finistère et le Morbihan ; il serait même allé chercher du sel au Croisic et à Noirmoutier. Après 1968, L'Audiernais a été utilisé comme sablier  (sans voiles) en baie de Morlaix. Il a été également utilisé pour la pêche (notamment à la langouste) durant de courtes périodes.
     En 1986, le bateau abandonné a été restauré et aménagé comme voilier de plaisance ; puis il a été reconstruit en 1997, dans le cadre de la réhabilitation d'un ancien chantier naval, le chantier de Tramasset (devenu chantier associatif), à Le Tourne (sur la Garonne, en amont de Bordeaux). Remis à l'eau, il a transporté des passagers sur la Gironde, au départ de Pauillac ; mais il a également été basé au Port-Rhu à Douarnenez, où ont été prises les photos. En 2010, le bateau était à vendre ; il a été utilisé pour une projection de documentaire et un diaporama lors des fêtes de Douarnenez 2010.
    En 2016, il est en restauration au chantier du Guip, à Brest, et sa remise à l'eau est prévue le 13 juillet.