mardi 24 juillet 2018

MUTIN


Type : Dundée.


Gréement : grand mât en 1 seule partie (à pible) ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; flèche pouvant être porté sur chacun des 2 mâts  ; 1 foc, une trinquette.
Le gui de tapecul est orientable, relié par l'écoute à une sorte de queue-de-malet recourbée vers le bas (appelée queue de maquereau sur le Mutin) ; gui de grand-voile à enrouleur.

Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois

Date et lieu de lancement : 1927, aux Sables d'Olonne, en Vendée.
Autres noms : aucun.
Utilisation initiale :Voilier école (pilotage)
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu :Brest
Dernière utilisation connue : Voilier école de la Marine nationale.

   Signification du nom : Mutin, cela  fait  plutôt indiscipliné pour un bateau militaire, non ? et cela  correspond peu à la devise "honneur et discipline" ! Autrefois, les mutins, c'est-à-dire les marins qui se révoltaient contre leurs supérieurs, étaient sévèrement punis, voire pendus haut et court. 
   Le Mutin a eu un prédécesseur, lancé en 1882 et abandonné après la deuxième guerre mondiale ; il avait un frère jumeau, le Railleur (un nom pas très discipliné non plus...). Auparavant, il y avait eu la Mutine, qui était une grosse chaloupe de pilotage (1864).

Longueur hors-tout : 29 m
Longueur de la coque : 20,2 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 6,15 m
Tirant d'eau maximal : 3,1 m
Tirant d'air :  18 m(20 m avec le flèche)
Déplacement :   55 t .
Surface maxi de voilure : 290 m² 
État : restauré, méticuleusement entretenu entretenu ; il ne doit pas rester beaucoup de bordés d'origine ...
Avant : étrave verticale ; bout dehors.
  
Arrière : voûte et tableau très inclinés ; barre franche.  Espar appelé queue de maquereau (voir ci-dessus, dans gréement).

Coque : blanche. 2 lignes longitudinales jaunes, en bas et en haut du pavois (peintes récemment).

Superstructures :   superstructures discrètes (panneaux, descentes).
 
   Mutin a été construit en 1927 aux Sables d'Olonne ; il a donc 6 ans de plus que les 2 goélettes de la Marine nationale (Belle Poule et Étoile). C'est le plus vieux bateau de la Marine nationale encore en service. Prévu pour l'école de pilotage, il a été construit sur le modèle des dundées thoniers des Sables d'Olonne, avec cependant un gréement plus ramassé. la silhouette rappelle beaucoup celle du thonier Biche, construit en 1933 aux Sables d'Olonne et reconstruit récemment. De loin, on peut distinguer les deux dundées grâce à la couleur de leurs voiles : toutes blanches pour le Mutin, alors que Biche porte une trinquette, un tapecul et un flèche rouges. Les 2 lignes jaunes sur le pavois sont à comparer à 'unique ligne jaune (en bas du pavois) de Biche.
    En juin 1940, lors de l'invasion de la France par les Allemands,  le Mutin  était à Plymouth ; il a été réquisitionné par la Royal Navy pour transporter des hommes et du matériel vers la France. Équipé de tangons et de râteliers à thons, il se mêlait à la flottille de bateaux de pêche ; mais il était armé et a même transporté des faux thons remplis d'explosifs, qu'il  devait faire parvenir en France par l'intermédiaire des vrais thoniers. Mais les Alliés s'en prenaient eux aussi aux thoniers, soupçonnés de fournir du poisson à l'armée allemande. A partir de 1942, le Mutin a participé à diverses missions en Méditerranée.
    L'école de pilotage de la Marine n'existe plus, mais le Mutin est utilisé pour la formation des futurs officiers et officiers mariniers à la navigation côtière. L'équipage comprend 11 marins, et le commandant est un officier-marinier. Le dundée embarque une quinzaine d'élèves pour des sorties d'instruction autour de Brest (en rade ou à la sortie du goulet), et 8 élèves (qui dorment dans des hamacs) pour des croisières. Il participe également à des rassemblements de voiliers traditionnels.

vendredi 29 juin 2018

SÉVERINE (ex PETITE LANDE)

Type : Goélette à voiles à corne (aurique).


Gréement : Les 2 mât en 1 partie chacun  ;  voile à corne et flèche sur chaque mât  ;  un foc,  une trinquette.
Matériaux : Coque en alu, pont et roufs en teck ; mâts et espars en bois (spruce).
Date et lieu de lancement : 1992 au chantier Universal yachting à Carros (Alpes Maritimes) ; réplique d'une goélette de 1927, Kinkajou, dessinée par John Alden.
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : yacht
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : La Rochelle
Dernière utilisation connue : Yacht privé
 Signification du nom : Séverine : un prénom féminin. Petite lande : ?

Longueur hors-tout :  20 m
Longueur de la coque : 16,4 m
Longueur à la flottaison : 11,9 m 
Largeur maximale : 4 m
Tirant d'eau maximal : 2,3 m
Tirant d'air : 17 m
Déplacement : 26 t.
Surface maxi de voilure : 202 m²  au près, 278 m² au portant.

État : récent, bien entretenu. 
Avant : étrave inclinée, convexe  ; bout dehors
Arrière :  voûte élancée
Coque : noire.

Superstructures : rouf en arrière du grand mât.
 
    Petite lande  est une goélette récente, réplique d'une des goélettes qui pêchaient  la morue sur les bancs de Terre-Neuve au départ du NE des États-Unis et de Nouvelle-Écosse (Canada) ; elle ressemble, en beaucoup plus petit, du fameux Blue Nose, que nous n'avons pas encore eu la chance de voir en France.
     Ce voilier  privé participe à de nombreuses régates, dans les environs de la Rochelle et au-delà, ainsi qu'aux rassemblements de voiliers traditionnels. Son entretien et son fonctionnement étaient aidés par le musée maritime de La Rochelle, auquel il était associé (comme, par exemple, Pesa, Viola ou Joshua). Il vient d'être restauré et mis à l'eau fin juin 2018 . Son nom est désormais Séverine.

samedi 16 juin 2018

FAR BARCELONA


Type : goélette franche.

Gréement : Mâts en 2 parties ; 1 voile à corne sur chaque  mât  ; 2 focs, une trinquette ; flèche au-dessus de la grand-voile ; voile d'étai au-dessus de la misaine.

Matériaux : Coque et pont en  bois.

Date et lieu de lancement : 1874  à Hardanger, en Norvège.
Autres noms : Anne Dorthea
Utilisation initiale : bateau de cabotage et de pêche
Dernière nationalité connue : catalane, espagnole.
Dernier port d'attache connu : Barcelone.
Dernière utilisation connue : Voilier école et de croisière .  

   Signification du nom : Far Barcelona : Barcelona est le port d'attache ; l'école de navigation traditionnelle qui utilise le bateau s'appelle le consorci El Far (Far, en Catalan, signifie phare)

Longueur hors-tout : 33 m
Longueur de la coque : 23,1 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 6,8 m
Tirant d'eau maximal : 3 m
Tirant d'air :  m
Déplacement :  140 t .
Surface maxi de voilure : 360  m²
État : restauré, bien entretenu. difficile de voir qu'il s'agit d'un des plus vieux voiliers du monde !
Avant : Étrave à guibre ; beaupré en une seule partie
Arrière : tableau, partiellement en bois verni. Gouvernail au tableau.
Coque : Blanche ; une partie du pavois vernie. Naguère, noire, pavois blanc vue à Toulon, tallships regatta, en 2013) ; auparavant, noire, liston blanc (photos datant de l'Armada de Rouen 2008). 

 
Superstructures : timonerie abritée.
 
     Ce voilier,  est un des plus vieux voiliers existants, avec 18 ans de moins qu la goélette majorquine Isla Mauritia (de 1852) et seulement 6 ans de moins qu'Anna Rogde. Construite  en 1874, en Norvège comme Anna Rogde,  c'était un bateau de commerce baptisé Ann Dorthea (transport de harengs salés), classé parmi les jakts norvégiens. Ce type de bateaux était autrefois très utilisé pour le cabotage, la pêche, la chasse à la baleine et même des explorations polaires le Gjøa d'Amundsen était de ce type) ou aux transport d'émigrants vers l'Amérique du nord
     Après avoir navigué au cabotage sur les côtes norvégiennes pendant  100 ans, le bateau  a navigué en Méditerranée. Très fatigué, il a été racheté et reconstruit par une fondation de Barcelone, Consorci El Far, qui s'occupe aussi d'autres activités culturelles et éducatives en rapport avec la mer et l'eau. La restauration a eu lieu entre 1991 et 2006, dans le cadre d'une  de ces activités.
     Far Barcelona  participe à des rassemblements de grands voiliers et était à l'Armada de Rouen 2008. Utilisée comme voilier-école, la goélette embarque 18 stagiaires, encadrés par 10 membres d'équipage. C'est aussi le voilier ambassadeur de la ville de Barcelone. Il participait en 2013 à la Mediterranean Tall ship Regatta et a fait escale à Toulon.
     Outre Far Barcelona, Consorci el Far possède d'autres voiliers, dont le dundée Far Barceloneta et des bateaux plus petits.

lundi 4 juin 2018

SINBAD

Type : Goélette aurique à 2 mâts.


Sinbad accueillant L'Hermione à Bordeaux en octobre 2014

Gréement : mâts en1 seule partie ; haut des mâts peints en blanc ; beaupré . chaque mât porte une voile aurique ; fisherman entre les 2 mâts ; 2 focs, une trinquette.


Matériaux : bois.

Date et lieu de lancement :  1955 à St-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) ; chantier Bénéteau (architecte André Bénéteau)
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : bateau de pêche à moteur (chalutier -thonier)

Dernière nationalité connue : Française
Dernier port d'attache connu : Bordeaux (Lormont)

Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade.
 
Signification du nom : Sinbad : Un marin légendaire du 9éme siècle, dont des récits (intégrés aux contes des mille et une nuits par le traducteur A. Galland) content les voyages et les aventures sur les côtes d'Afrique et d'Asie méridionale.

Longueur HT :  25 m
Longueur de la coque :  m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale :  m
Tirant d'eau maximal :  m
Tirant d'air :  m
Déplacement :  t.
Surface maxi de voilure :

État : modifié, transformé en voilier, restauré.


Avant : étrave; figure de proue en bois verni représentant une tête de hibou (?)

Arrière : tableau
Coque : beige


Superstructures :  rouf imposant, vitré et en bois verni, en arrière du grand mât.

   Ce bateau est un ancien chalutier-thonier construit par le chantier Bénéteau en 1955 a été une première fois transformé en voilier de plaisance, puis abandonné. Il a été découvert en 2005 à l'état d'épave, prête à être détruite, et restauré en 5 ans par Jean-Yves Sainrames, surnommé Captain Zouzou ou "le pirate de l'estuaire" et son épouse. Il a réalisé un voyage humanitaire en Casamance pour transporter du matériel médical, et a traversé l'Atlantique vers les Antilles. Il est utilisé comme voilier école et pour des sorties de la journée. Il est habilité pour 22 passagers.

dimanche 3 juin 2018

BOA ESPERANÇA

Type :  caravelle            


Gréement : Mâts en bois. 1 voile latine sur chaque mât.

Matériaux : Coque et pont en bois.
Date et lieu de lancement : 1992
Autres noms :  aucun
Utilisation initiale : Navire musée.
Dernière nationalité connue : Portugaise
Dernier port d'attache connu : Lagos
Dernière utilisation connue : Voilier musée en état de naviguer.

Signification du nom :  Boa Esperança : Bonne espérance, en portugais. Comme le cap du même nom, au sud de l'Afrique, découvert par B. Diaz.
 
Longueur hors-tout : 23,8 m
Longueur de la coque :  m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 6,6 m
Tirant d'eau maximal : 3,3 m
Tirant d'air : 18 m
Déplacement : 85 t .
Surface maxi de voilure : 155

État : Réplique, restaurée.

Avant : Étrave droite, peu inclinée. Pas de figure de proue.

 

Arrière : tableau arrière très élevé ;  dunette

Coque : marron.
Superstructures :  gaillard d'arrière,  portant la dunette, très surélevé.
                            


  Boa Esperança  est une réplique de la caravelle avec laquelle Bartolomeo Diaz a contourné le cap de Bonne espérance en 1488. Bien que basé au Portugal, ce bateau appartient à la fondation Noao Victoria, qui gère aussi la Nao Victoria, El Galeon et la Nao Santa Maria. Le bateua participait aux fêtes de Paimpol en 2017 et sera à Bordeaux pendant le festival "Bordeaux fête le vin", mi-juin 2018.