samedi 13 octobre 2018

DON SILVANO

Type : Goélette aurique à 2 mâts.






Gréement : mâts en 2 parties (à chouque, mâts de flèche très courts) ; les 2 mâts portent des voiles à corne ; trinquette ; foc sur beaupré.

Matériaux : coque en bois (acajou).

Date et lieu de lancement :  1970 au Brésil (Bahia ?) , par Eduardo Meurer, son 1er propriétaire.
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : bateau de plaisance
Dernière nationalité connue : Française
Dernier port d'attache connu : Sète ?

Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade.
 
Signification du nom : Don Silvano : le père de la cantatrice brésilienne qui a fait construire ce bateau. 

Longueur HT : 30 m
Longueur de la coque : 20 m
Longueur à la flottaison : 14 m 
Largeur maximale : 4,8 m
Tirant d'eau maximal : 1,7 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 25 t.
Surface maxi de voilure : 120 m² (?)

État : restauré.


Avant : étrave à guibre ; sculpture représentant un marlin sur chaque bord.

Arrière : tableau ; safran au tableau ; sculpture sur chaque bord.

 
Coque : blanche, construction à clins.


Superstructures : dunette entourée d'un bastingage en bois, à balustres : rouf à 3 hublots carrés sur chaque bord, autour du grand mât. 

   Cette goélette a été construite en 1970 au Brésil. Elle a d'abord navigué en mer et sur l'Amazone, et a été utilisée pour des tournages de films. Achetée par un portugais, Antonio Dos Santos, elle a effectué 3 traversées de l'Atlantique et a encore participé à des tournages de films et de séries télévisées. Depuis 2010, Don Silvano appartient à Régis Dubruque qui l'a entièrement restaurée. Elle est classée Bateau d'intérêt patrimonial (BIP). D'abord basée dans le Nord, à Graveline puis à Dunkerque, elle a rejoint le port du Crouesty, à l'entrée du Golfe du Morbihan : elle participait à la semaine du Golfe du Morbihan en 2017. Don Silvano était présente à Escale à Sète 2018, fin mars début avril. Son propriétaire cherche actuellement un nouveau port d'attache, qui pourrait être Sète.


mercredi 19 septembre 2018

FLEUR DE PASSION

Type : Ketch à voiles à corne.

Gréement : 2 mâts en 1 seule  partie (à  pible) ;  une grand- voile à corne, un flèche ; un foc, une trinquette ; une voile de tapecul (ou d'artimon ?) sur le mât arrière. Celui-ci, en arrière de la barre, mais en avant du safran rend difficile le classement du bateau : dundée ou ketch ? Les propriétaires le qualifient de ketch.

Matériaux : coque composite : structure en acier, bordés en bois (chêne) ; pont en bois  
Date et lieu de lancement : 1941 à Bremen, en Allemagne
Autres noms : nom initial inconnu ; Trébéron, dans la Marine nationale française.
Utilisation initiale : navire militaire allemand à moteur (KriegfischKutter, ou KFK)
Dernière nationalité connue : pavillon suisse (Genève)
Port d'attache : Toulon ou Marseille ?
Utilisation : Voilier de croisière  associatif

      Signification du nom : Fleur de Passion : une très jolie fleur qu'on appelle aussi passiflore (dans ce cas, on dit plutôt fleur de la passion). Mais sil s'agit ici d'une référence au livre d'un écrivain canadien, Farley Mowat : Fleur de Passion, mergitur nec fluctuat. (ou "le bateau qui ne voulait pas flotter") . Heureusement, le bateau décrit dans cette fiche fait preuve de meilleure volonté que celui du livre...

    Trébéron, le nom que la Marine Nationale lui a donné lorsqu'il lui a été attribué en 1945, est celui d'une petite île de la rade de Brest, proche de la base de sous-marins de l'île Longue. Elle a accueilli un lazaret, lieu de quarantaine pour les voyageurs qui arrivaient à Brest. Ceux qui ne survivaient pas étaient enterrés à l'île des morts, toute proche. par la suite, Trébéron a été le site d'une poudrière, puis, aujourd'hui, d'installations top secret de la Marine, en rapport avec l'île Longue : débarquements et même approche strictement interdits.
Longueur hors-tout :  33 m
Longueur de la coque : 24 m
Longueur à la flottaison : m 
Largeur maximale :  6,1 m
Tirant d'eau maximal : 2,8 m
Tirant d'air :  24 m
Déplacement : 100 t.
Surface maxi de voilure :  380 m² 

État : plusieurs fois restauré, bien entretenu
Avant : étrave inclinée, un peu convexe ; bout-dehors ; écubier et ancre sur tribord.
 
 
Arrière : pointu, type norvégien.
 
  

Coque : blanche, pavois bleu.  
Superstructures :  rouf, devant le mât arrière

  Fleur de Passion est un ancien bateau militaire allemand lancé en 1941 pour la défense côtière et la pose des mines. Il était du type KriegfischKutter, ou KFK, construit à plus de 600 exemplaires. Ces bateaux à moteur possédaient une timonerie. Ils pouvaient éventuellement être gréés en voiliers.
  Fleur de Passion est devenu français en 1945, lorsqu'il a été donné à la Marine Nationale comme dommage de guerre. Il est resté bateau de servitude militaire jusqu'en 1970.
  Vendu à un particulier, il a alors été restauré et transformé en voilier de plaisance, servant déjà  à des activités de réinsertion de jeunes et d'apprentissage de la mer
   En 2001 il est devenu propriété d'une association franco-suisse, dont le siège est près de Genève : l'association Pacifique. Il a été restauré de 2003 à 2009 (à Marseille et dans la région, ainsi qu'en Tunisie), et réaménagé pour accueillir des passagers (12, en majorité des jeunes) participant à la vie du bord. L'équipage est coposé de 4 personnes.
    Le voilier était présent aux fêtes de Brest 2012. Il est parti en 2014 pour une circumnavigation à vocation scientifique (pollution et climat, pollution sonore). En 2016 il était à Tahiti. Pas de nouvelles plus fraîches...


mardi 18 septembre 2018

LUN II (F6767)

Type :  Ketch à voiles à corne (aurique). 


Gréement : Les 2 mâts en une seule partie (à pible). Voiles à corne marron sur les 2 mâts.  1 foc blanc, 1 trinquette marron. 1 flèche blanc (porté par une vergue au tiers) sur chaque mât.


Matériaux : Coque,  pont et mâts en bois

Date et lieu de lancement : 1914 à Alesund (Norvège)
Autres noms : Lun
Utilisation initiale : bateau de commerce (galéasse)
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : Douarnenez (immatriculé à St Pierre et Miquelon ; naguère à Port-Vila, aux Vanuatu).
Dernière utilisation connue : bateau de transport (Trans Oceanic Wind Transport, TOWT) 

   Signification du nom : Lun II : ? A l'origine il s'appelait Lun II. Il a été rallongé et a pris le nom de Lun II. 
 
Longueur hors-tout :   25 m
Longueur de la coque : 20,8  m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 4,9 m
Tirant d'eau maximal : 2,8 m
Tirant d'air :    m
Déplacement :   t.
Surface maxi de voilure : 
État : modifié, plusieurs fois  restauré.

Avant : étrave presque verticale ; bout dehors ; nom écrit sur chaque bord.
Arrière :  voûte.numéro F 67676.
Coque : couleur bois.bande blanche au pavois, au liston et à la flottaison.

Superstructures : discrètes : panneaux, claire-voies, descentes.
 
    Lun II est un ancien bateau de pêche norvégien (galéasse) lancé en 1914 à Alesund. Il mesurait alors 15 m. Par la suite, il a été motorisé, puis modifié et rallongé. Sa longue carrière de bateau de pêche a duré jusqu'en 1976. En 1982, un couple germano-mexicain l'a racheté et l'a conduit au Mexique. C'est en Californie qu'un Français, Ulysse Buquen, l'a acheté. Il l'a ensuite ramené à Douarnenez, son nouveau port d'attache. Il a été plusieurs fois restauré ; la restauration la plus récente a eu lieu à Camaret en 2016-2017. Lun II effectue des traversées de l'Atlantique et transporte des marchandises pour la société TOWT (Trans Oceanic Wind Transport). Il était présent à la semaine du Golfe du Morbihan 2017 et à temps-fête de Douarnenez 2018.

mardi 24 juillet 2018

MUTIN


Type : Dundée.


Gréement : grand mât en 1 seule partie (à pible) ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; flèche pouvant être porté sur chacun des 2 mâts  ; 1 foc, une trinquette.
Le gui de tapecul est orientable, relié par l'écoute à une sorte de queue-de-malet recourbée vers le bas (appelée queue de maquereau sur le Mutin) ; gui de grand-voile à enrouleur.

Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois

Date et lieu de lancement : 1927, aux Sables d'Olonne, en Vendée.
Autres noms : aucun.
Utilisation initiale :Voilier école (pilotage)
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu :Brest
Dernière utilisation connue : Voilier école de la Marine nationale.

   Signification du nom : Mutin, cela  fait  plutôt indiscipliné pour un bateau militaire, non ? et cela  correspond peu à la devise "honneur et discipline" ! Autrefois, les mutins, c'est-à-dire les marins qui se révoltaient contre leurs supérieurs, étaient sévèrement punis, voire pendus haut et court. 
   Le Mutin a eu un prédécesseur, lancé en 1882 et abandonné après la deuxième guerre mondiale ; il avait un frère jumeau, le Railleur (un nom pas très discipliné non plus...). Auparavant, il y avait eu la Mutine, qui était une grosse chaloupe de pilotage (1864).

Longueur hors-tout : 29 m
Longueur de la coque : 20,2 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 6,15 m
Tirant d'eau maximal : 3,1 m
Tirant d'air :  18 m(20 m avec le flèche)
Déplacement :   55 t .
Surface maxi de voilure : 290 m² 
État : restauré, méticuleusement entretenu entretenu ; il ne doit pas rester beaucoup de bordés d'origine ...
Avant : étrave verticale ; bout dehors.
  
Arrière : voûte et tableau très inclinés ; barre franche.  Espar appelé queue de maquereau (voir ci-dessus, dans gréement).

Coque : blanche. 2 lignes longitudinales jaunes, en bas et en haut du pavois (peintes récemment).

Superstructures :   superstructures discrètes (panneaux, descentes).
 
   Mutin a été construit en 1927 aux Sables d'Olonne ; il a donc 6 ans de plus que les 2 goélettes de la Marine nationale (Belle Poule et Étoile). C'est le plus vieux bateau de la Marine nationale encore en service. Prévu pour l'école de pilotage, il a été construit sur le modèle des dundées thoniers des Sables d'Olonne, avec cependant un gréement plus ramassé. la silhouette rappelle beaucoup celle du thonier Biche, construit en 1933 aux Sables d'Olonne et reconstruit récemment. De loin, on peut distinguer les deux dundées grâce à la couleur de leurs voiles : toutes blanches pour le Mutin, alors que Biche porte une trinquette, un tapecul et un flèche rouges. Les 2 lignes jaunes sur le pavois sont à comparer à 'unique ligne jaune (en bas du pavois) de Biche.
    En juin 1940, lors de l'invasion de la France par les Allemands,  le Mutin  était à Plymouth ; il a été réquisitionné par la Royal Navy pour transporter des hommes et du matériel vers la France. Équipé de tangons et de râteliers à thons, il se mêlait à la flottille de bateaux de pêche ; mais il était armé et a même transporté des faux thons remplis d'explosifs, qu'il  devait faire parvenir en France par l'intermédiaire des vrais thoniers. Mais les Alliés s'en prenaient eux aussi aux thoniers, soupçonnés de fournir du poisson à l'armée allemande. A partir de 1942, le Mutin a participé à diverses missions en Méditerranée.
    L'école de pilotage de la Marine n'existe plus, mais le Mutin est utilisé pour la formation des futurs officiers et officiers mariniers à la navigation côtière. L'équipage comprend 11 marins, et le commandant est un officier-marinier. Le dundée embarque une quinzaine d'élèves pour des sorties d'instruction autour de Brest (en rade ou à la sortie du goulet), et 8 élèves (qui dorment dans des hamacs) pour des croisières. Il participe également à des rassemblements de voiliers traditionnels.

vendredi 29 juin 2018

SÉVERINE (ex PETITE LANDE)

Type : Goélette à voiles à corne (aurique).


Gréement : Les 2 mât en 1 partie chacun  ;  voile à corne et flèche sur chaque mât  ;  un foc,  une trinquette.
Matériaux : Coque en alu, pont et roufs en teck ; mâts et espars en bois (spruce).
Date et lieu de lancement : 1992 au chantier Universal yachting à Carros (Alpes Maritimes) ; réplique d'une goélette de 1927, Kinkajou, dessinée par John Alden.
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : yacht
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : La Rochelle
Dernière utilisation connue : Yacht privé
 Signification du nom : Séverine : un prénom féminin. Petite lande : ?

Longueur hors-tout :  20 m
Longueur de la coque : 16,4 m
Longueur à la flottaison : 11,9 m 
Largeur maximale : 4 m
Tirant d'eau maximal : 2,3 m
Tirant d'air : 17 m
Déplacement : 26 t.
Surface maxi de voilure : 202 m²  au près, 278 m² au portant.

État : récent, bien entretenu. 
Avant : étrave inclinée, convexe  ; bout dehors
Arrière :  voûte élancée
Coque : noire.

Superstructures : rouf en arrière du grand mât.
 
    Petite lande  est une goélette récente, réplique d'une des goélettes qui pêchaient  la morue sur les bancs de Terre-Neuve au départ du NE des États-Unis et de Nouvelle-Écosse (Canada) ; elle ressemble, en beaucoup plus petit, du fameux Blue Nose, que nous n'avons pas encore eu la chance de voir en France.
     Ce voilier  privé participe à de nombreuses régates, dans les environs de la Rochelle et au-delà, ainsi qu'aux rassemblements de voiliers traditionnels. Son entretien et son fonctionnement étaient aidés par le musée maritime de La Rochelle, auquel il était associé (comme, par exemple, Pesa, Viola ou Joshua). Il vient d'être restauré et mis à l'eau fin juin 2018 . Son nom est désormais Séverine.