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jeudi 10 septembre 2015

MARIE - MADELEINE (CH 3093)


Type : Dundée, cotre à tapecul.
Gréement : Les 2 mâts en 1 seule partie ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; flèche sur le grand mât seulement  ; 1 foc, une trinquette.

Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois

Date et lieu de lancement : 1934  au chantier Bellot à Saint-Vaast-La-Hougue, près de Cherbourg, dans la Manche, en France.
Autres noms : 
Utilisation initiale :  bateau de pêche : palangrier.
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : Saint-Vaast - La Hougue.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade.

   Signification du nom : Marie-Madeleine  : Sainte Marie-Madeleine est une religieuse (1756 - 1846), née à Barfleur sous le nom de Julie Postel et considérée comme une des personnalités de Barfleur (pèlerinage le dernier dimanche de juillet). Le bateau est affectueusement surnommé La Mama.
    
Longueur hors-tout :  m
Longueur de la coque : 14 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 4,6 m
Tirant d'eau maximal : 2 m
Tirant d'air :   m
Déplacement :  26 t.
Surface maxi de voilure : 193 m² 
État : En attente de restauration après échouage ayant entraîné de graves dégâts (coque éventrée)

Avant : étrave verticale ; bout dehors. numéro CH 3093 sur chaque bord (CH pour Cherbourg)
 
Arrière : voûte et tableau très inclinés ; tableau ajouré.

Coque : noire ; "moustache" bleue ; liston jaune


Superstructures :   discrètes (panneaux, descentes).
 
   Marie Madeleine a été construit en 1934 à St-Vaast-La-Hougue ; il a été utilisé comme bateau de pêche : Il utilisait des baux, nom donné aux palangres  ou cordes (lignes comportant de nombreux hameçons) dans la région de Cherbourg. Ce type de bateau est donc appelé bautier.
    En 1967, le bateau n'était plus intéressant pour la pêche professionnelle et a été désarmé. Il a été acheté par le yacht-club de Deauville, mais son état trop délabré a d'abord rebuté ceux qui voulaient le remette en état.
    En 1977, il a été racheté par Jacques  Dadure, qui  a réussi la restauration  (à Deauville) et l'a fait classer monument historique en 1984, tout en créant une association pour la sauvegarde de Marie-Madeleine. De nouveaux travaux, réalisés en 1990, lui ont permis de participer au concours des bateaux des côtes de France, à Brest 1992.
    Le bautier est  basé à Honfleur, et sa première grande sortie fut pour se rendre à Barfleur, pour le pèlerinage à Sainte Marie-Madeleine. Il fait partie de l'association honfleuraise des vieux gréements (AHVG), qui regroupe diverses associations normandes. 
      Marie-Madeleine  participait à divers rassemblements de voiliers, comme les Armadas de Rouen et les fêtes de Brest et de Douarnenez. Elle a fait naufrage le 5 septembre 2015 sur les îles Saint-Marcouf (à l'est du Cotentin). heureusement sans pertes humaines, mais le bateau s'est très abîmé en quelques heures, et on l'a cru irrémédiablement perdu. Encore une triste nouvelle pour le patrimoine maritime français. Voir ici un reportage du CROSS Jobourg sur le naufrage.
http://www.cross-jobourg.developpement-durable.gouv.fr/naufrage-du-marie-madeleine-a807.html 
       Depuis, le bateau a pu être renfloué et ramené  à Saint-Vaast.. Marie-Madeleine ramené à St-Vaast. Déclaré réparable, il a  été mis en chantier. Fin 2021, les travaux ont bien avancé. Peut-être une remise à l'eau en 2022 ? 
 
       

jeudi 12 décembre 2013

ASTRID


   C'est fini. Mi-septembre 2013, Astrid a été renfloué (voir lien). Mais le vénérable brick ne parait pas réparable. Les œuvres vives sont cabossées et déchirées et les propriétaires n'ont pas pu réunir les fonds qu'aurait demandé sa réparation.Le navire est désormais détruit à Cork.
    D'autres images sur le site CoastCork
Naufragé en Irlande près de Kinsale le 24 juillet 2013 (lien), Astrid a passé 2 mois presque submergé. La fortune de mer n'avait heureusement pas fait de victimes. 
 

Type : Brick.

  

Gréement : Mâts  en bois, 3  parties ; 5 voiles carrées sur chacun des  2 mâts ; huniers et perroquets volants ; 3 focs, une trinquette ; brigantine sur le grand mât .
Matériaux : Coque en fer ; pont en fer, remplacé par de l'acier lors de la restauration ; pont recouvert de bois.
Date et lieu de lancement : 1924 aux chantiers Greg Van Leeuwen à Scheveningen.
Autres noms : Wuta
Utilisation initiale : caboteur.
Dernière nationalité connue : Néerlandaise.
Dernier port d'attache connu : Harlingen.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade.
Signification du nom : Astrid  est le nom donné par le propriétaire suédois qui a acquis le bateau en 1937. 
Longueur hors-tout : 42 m
Longueur de la coque : 31 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 6,5 m
Tirant d'eau maximal : 2,6 m
Tirant d'air : 25 m
Déplacement :  270 t .
Surface maxi de voilure : 488 m².
État :détruit.
Avant : Étrave sans guibre, verticale ; nom écrit sur chaque bord ; Beaupré en 2 parties.


Arrière : à voûte, assez incliné ; nom et port d'attache indiqués ; gouvernail à tube de jaumière. dunette entouré d'un bastingage à balustres.

Coque : beige clair, liston noir .
Superstructures : roufs en arrière du grand mât et entre les 2 mâts.
 

     Astrid  est détruit  ; il s'est échoué (article + video), en sortant du port de Kinsale, sur la côte sud de l'Irlande. Les 30 personnes (dont 23 stagiaires) qui étaient à bord, ont heureusement été sauvées. L'accident serait dû à une panne de moteur. Son renflouement a été effectué (voir en début de page), mais n'a pu être remis en état et a dû être démoli.
    Le navire avait commencé sa carrière aux Pays-Bas sous le nom de Wuta en 1924 ; mais il avait été mis en chantier à Scheveningen en 1918. Ce caboteur était d'abord gréé en goélette et était équipée d'un moteur. Peu à peu, le gréement a été réduit ; ketch à voilure réduite, en Suède. En 1937, le navire est devenu suédois et rebaptisé Astrid. Il transportait du bois, du charbon et du grain. A la fin de sa carrière marchande, le bateau faisait des trafics louches, sous pavillon de complaisance, et a fini par être endommagé par le feu en 1977 (l'équipage y avait mis le feu avant de sauter à l'eau ; il y eut 2 morts et 3 disparus). Puis le bateau fut abandonné sur une vasière de la rivière Hamble, en Angleterre, ou tant d'autres bateaux ont fini leur existence.
   Acheté à l'état d'épave par un ancien officier de la Royal Navy, Astrid a été reconstruit et transformé en brick. A partir de 1988, le navire a été utilisé comme voilier-école par une fondation britannique.
    Revenu aux Pays-Bas, le bateau avait été entièrement refait en 1999, puis utilisé en charter au départ d'Harlingen. sa capacité était de 24 personnes en croisière et de 70 passagers à la journée. Il a fréquenté les rassemblements de grands voiliers et est venu à Brest en 2004 et 2008. Il naviguait en croisière pendant la mauvaise saison, rejoignant les Antilles via les Canaries et les îles du Cap Vert à l'automne. Il faisait partie de l'armement Wind is our friend, qui comprend  5 autres grands voiliers. 
     Astrid était en route pour Cherbourg et devait participer à la course des grands voiliers Barcelone-Toulon-San Remo en septembre.

mercredi 26 janvier 2011

ASGARD (naufragé)


Type : Brick-goélette.
à Douarnenez, le 9 septembre 2008.


Gréement : Mâts  en bois en 2 parties; 2 huniers sur le  2 mât de misaine ; 2 focs, une trinquette ; voile d'étai entre les 2 mâts ; voile à corne et flèche sur le grand mât ; voiles d'étai entre les 2 mâts (la basse voile d'étai étant bômée)
Matériaux : Coque et pont en bois.
Date et lieu de lancement : 1981 aux chantiers d'Arklow en Irlande (comté de Wicklow); plans de Jack Tyrell.
Autres noms : aucun.
Utilisation initiale : voilier école.
Dernière nationalité connue : Irlandaise.
Dernier port d'attache connu : Dublin.
Dernière utilisation connue : inutilisable, naufragé.
Signification du nom : Asgard  est la demeure des dieux, dans la mythologie scandinave. On y trouvait le Valhalla et le trône d'Odin.

Longueur hors-tout : 31,7 m
Longueur de la coque : 25,5 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 6,4 m
Tirant d'eau maximal : 2,9 m
Tirant d'air :  m
Déplacement :  120 t .
Surface maxi de voilure : 372 m².
État : coulé en septembre 2008, alors qu'il était en parfait état.
Avant : Étrave à guibre ; nom écrit sur chaque bord ;  Beaupré en 1 seule partie. Figure de proue représentant Granuaile ; gaillard d'avant.



Arrière : voûte entièrement immergée ; tableau; dunette.


Coque : verte, liston jaune .
Superstructures : Chambre de navigation sur la dunette,  en arrière du grand mât ; rouf entre les 2 mâts.


     Asgard  (ou Asgard II) était un beau brick-goélette en bois, construit en Irlande en 1981 pour remplacer le premier Asgard (un ketch à corne Colin Archer de 1905 qui mesurait 12,7 m de long et est actuellement conservé dans un musée).
      Appartenant à la marine militaire irlandaise, le voilier portait de petits canons qui lui servaient à saluer les ports visités ou certains navires rencontrés. 

      Il était cependant utilisé par une association (Coiste of Asgard) comme navire école civil ; Son équipage de 5 personnes embarquait 20 stagiaires, le plus souvent des jeunes (surtout lors des tall ship's races)
      La figure de proue représentait Granuaile (de son vrai nom Gráinne Ni Mháille), une célèbre irlandaise ; aristocrate et navigatrice, elle a armé des navires au commerce, mais se livrait à la piraterie contre les Anglais (d'où sons surnom de reine des pirates). Elle a vécu au seizième siècle (1530 -1604) ; les Anglais l'appelaient Grace O'Malley ; ils l'ont souvent emprisonnée puis libérée.
      Asgard a coulé le 11 septembre 2008 à 12 milles à l'ouest de Belle-Île, par 70 mètres de fond. Il avait quitté Douarnenez, où nous avions pu l'admirer 2 jours avant, et se rendait à La Rochelle, où il devait participer au salon maritime, le Grand Pavois. Ses occupants ont tous été sauvés, sans problème (la mer était belle). On ne connait pas les causes de ce naufrage (problème de vanne ou collision avec un objet flottant ?). Il semble que l'idée d'un éventuel renflouement, trop coûteux, ait été abandonnée.
   Parmi les photos de cette fiche, certaines ont été prises à Cherbourg, lors de l'escale de la course des grands voiliers (tall ship's race). Les autres ont été prises à Douarnenez le 8 et le 9 septembre 2008 : elles sont sans doute parmi les dernières photos de l'Asgard.

mercredi 19 janvier 2011

MARIA-ASUMPTA (disparu)


Type : Brick (auparavant goélette catalane : pailebot)

Gréement : Mâts en bois en 2  parties ; 4 voiles carrées sur chacun des  2 mâts ; 3 focs, une trinquette. petite brigantine sur le grand mât.
Matériaux : Coque, pont et espars en bois.
Date et lieu de lancement : 1858 à Badalona (Catalogne).
Autres noms : Isla Mauritia
Utilisation initiale : Cargo espagnol (entre l'Espagne et l'Amérique du sud, puis en Méditerranée et Atlantique nord-est)
Dernière nationalité connue : Britannique.
Dernier port d'attache connu : Disparu.
Dernière utilisation connue : Disparu.
Signification du nom : Maria-Asumpta est une expression religieuse espagnole pour désigner l'assomption (c'est-à-dire la montée au ciel) de la vierge Marie. Ce nom est également porté par de nombreuses institutions religieuses, en s'écrivant plutôt Maria-Assumption.

Longueur hors-tout : 38,1 m
Longueur de la coque : 29,9 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 7,6 m
Tirant d'eau maximal : 3,1 m
Tirant d'air : m
Déplacement :  260 t .
Surface maxi de voilure : 790 m²

État : Disparu lors d'un naufrage l'ayant entièrement brisé.
Avant : Étrave à guibre ; Beaupré en 2 parties.


Arrière : à voûte et tableau décoré ;  gouvernail à tube de jaumière .

Coque : Blanche .

Superstructures :  réduites aux panneaux de ponts, claire-voies et descentes.
 

     Maria-Asumpta a été, pendant plusieurs années, le plus vieux navire en état de naviguer. Hélas, il a fait naufrage le 30 mai1995, causant la mort de 3 des 15 marins et se désintégrant en quelques minutes. Son commandant, Mark Litchfield, a été condamné à de la prison ferme à la suite de cet accident.
    Sa longue carrière au commerce l'avait mené dans divers pays d'Amérique du sud. En 1930, il a été transformé en goélette qui ne naviguait plus qu'en Europe. Plus tard, dégréé, transformé en cargo à moteur et finalement abandonné, comme tant d'autres voiliers, en 1978. En 1980, il avait été restauré sous la direction de ses nouveaux propriétaires, les Anglais Mark Litchfield (un ancien officier de la marine royale britannique) et Robin Cecil Wright.. Après avoir été utilisé pour le tournage de plusieurs films, des croisières, des participations aux fêtes de Rouen, de Brest et de Douarnenez, le pire est arrivé. Le voilier, âgé de presque 150 ans, longeait de trop près la côte rocheuse de Cornouailles, près du port de Padstow. Une panne de moteur au moment critique de l'entrée au port, par courant portant à terre, forte houle et absence de vent, a rendu la catastrophe inévitable.
     Deux autres grands voiliers ont fait naufrage dans les années 1980 : le premier Pride of Baltimore (goélette à deux mâts) et le Marques, petit trois-mâts barque construit en 1917. Les 2 navires ont été pris dans de grains très localisés et extrêmement violents, dans les parages des Bermudes (Ah, le fameux triangle...). Coïncidence étrange ou malchance, le Marques était une ancienne goélette majorquine (très modifiée) comme Maria-Asumpta et ses propriétaires étaient déjà Mark Litchfied et Robin Cecil Wright.
     Un autre grand voilier comparable, construit en 1924, la goélette Thö Pa Ga, a coulé dans le Golfe de Gascogne en juillet 2008. Il se rendait aux fêtes de Brest. Tous les équipiers ont heureusement été sauvés. 
       Il restait, jusqu'en 2012, une goélette comparable à Maria-Asumpta, nommée Isla Mauritia. Lancée à Puerto-Soller (Majorque) en 1852 sous le nom de Concepcion. Ce navire de 32 m a rompu ses amarres lors d'un cyclone en février 2013. Les essais de renflouement ont échoué et le navire est en bien mauvaise position. Quelqu'un aura-t-il les moyens de renflouer le plus vieux voilier existant avant qu'il ne soit trop tard ?
      On trouvera des renseignements sur d'autres naufrages et fortunes de mer en cliquant sur ce lien.