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lundi 11 mars 2019

PAULINE (SB 737)

Type : Chaloupe flambart pontée
        
     Gréement : les 2 mâts en 1 seule  partie (à pible) ; voiles au tiers sur les 2 mâts : la voile d'avant est la misaine, celle du grand mât, le taillevent, dont la bordure est portée par un gui alors que les voiles au tiers ont d'habitude une bordure libre ; elle peut être surmontée d'un flèche, appelé hunier sur les bateaux à voiles au tiers ; un foc amuré sur le bout-dehors.

      Le taillevent porte l'immatriculation SB 737 (SB pour Saint-Brieuc, le quartier maritime dont Dahouët fait partie ; SB et 737 sont séparés par une ancre de marine, symbole réservé aux bateaux-pilotes.


Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois.
Date et lieu de lancement :  réplique : 1991 au chantier Clochet, à Plouguiel (près de Tréguier) dans  les Côtes d'Armor. Original (qui portait le même nom) lancé en 1901.
Autres noms :  aucun
Utilisation initiale : voilier de plaisance ; l'original était un bateau de pêche.
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Dahouët (commune de Pléneuf-Val André), dans les Côtes d'Armor.
Dernière utilisation connue : Voilier associatif de croisière et de promenade.

Signification du nom : Pauline : un prénom. c'était aussi le nom du bateau qui a servi de modèle à la réplique.

Longueur hors-tout : 16,5 m
Longueur de la coque : 9,5 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale :  3,5 m
Tirant d'eau maximal : 1,8 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 11,5 t.
Surface maxi de voilure : 95 m² 

État : récent, bien entretenu (restauré en hiver 2010-2011)

Avant : étrave verticale ; long bout-dehors. Numéro SB 737 (SB pour Saint-Brieuc), accompagné d'une hermine.
Arrière : tableau ; gui dépassant largement le tableau.
Coque : noire ; pavois blanc.
Superstructures : très discrètes (un rouf bas)
 
      Pauline est la réplique d'un bateau construit au tout début du vingtième siècle. Sa construction, dans le cadre du concours "bateaux des côtes de France" (Brest 1992), est due à l'initiative d'une association, "une chaloupe pour Dahouët", encore propriétaire du bateau. 
          Le bateau qui a servi de modèle était polyvalent : bateau de pêche, travaillant au chalut et à la drague, ainsi qu'au pilotage. En effet, le port de Dahouët armait des morutiers et l'accès à ce petit port est très difficile, surtout pour des grands bateaux (Pauline, elle-même, ne peut entre ou sortir que 4 heures par marée) ;  l'aide d'un pilote était donc nécessaire. Plus tard, basée à Erquy puis à Larmor-Pleubian, Pauline servi au bornage (commerce de port en port), ainsi qu'à la récolte et au transport du goémon. Pas de chance, pour un bateau-pilote, il a coulé en talonnant une roche en 1933 dans l'estuaire du Trieux.
          Pauline est remarquable par son gréement, impressionnant par rapport à sa longueur : avec le bout-dehors et le gui, la longueur hors-tout est presque égale au double de la longueur de la coque. Cela rappelle les proportions des grandes bisquines. De loin, quand elle ne porte pas son hunier, elle ressemble beaucoup à Ar Jentiles, la chaloupe de Perros-Guirec : Ce type de bateau appelé flambart sur les côtes françaises de la Manche, diffère des chaloupes de Bretagne sud par son arrière à tableau alors que les chaloupes ont un arrière pointu ; et aussi par son taillevent porté par un gui. On peut aussi bien parler de lougre à 2 mâts, qu'on peut comparer aux luggers cornouaillais, que de chaloupe.  Pauline est un bateau ponté et habitable pour la croisière (elle possède 7 couchettes), alors que Ar Jentiles est un bateau creux, un peu plus petit. La coque ressemble à celle de Amzer Zo, mais celui-ci est gréé en cotre. Pauline fréquente régulièrement les rassemblements de voiliers traditionnels. C'est sans doute un des bateaux traditionnels les plus rapides et les plus élégants de cette taille. Voyez ici le site internet de Pauline.
          Pauline est un des rares bateaux auxquels une chanson a été consacrée. Créée par Hervé Guillemer pour le lancement de la chaloupe en 1992, elle est devenue un classique des chants de marins : "Ho la Pauline, c'est une chaloupe, sa carène fine est parfumée d'étoupe", etc ; trouvez les paroles ici.
         En 2019 se termine une grande restauration dont le bateau va sortir comme neuf. Voici le lien avec le site facebook, montrant l'état de la Pauline en mars 2019.

                 
           Pauline est labellisée B I P



mercredi 21 mai 2014

CHARLOTTE

Type : Chaloupe à 2 mâts (vaquelotte du Cotentin)
Gréement : les 2 mâts en 1 seule  partie ; voiles au tiers sur les 2 mâts : la voile d'avant est la misaine, celle du grand mât, le taillevent ; ce taillevent est porté par un gui, caractéristique des  chaloupes de la Manche appelées flambarts ; un foc sur bout-dehors.


Matériaux : Coque et pont en bois  ; mâts en bois.
Date et lieu de lancement :  2012 ; réplique d'une vaquelotte de Barfleur des années 1920
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : voilier de plaisance ; l'original était un bateau de pêche du Cotentin (vaquelotte)
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Saint-Malo (immatriculé à Douarnenez : DZ E 27853)
Dernière utilisation connue : voilier de promenade.

Signification du nom : Charlotte : un prénom. Un cotre de 7 m, premier exemplaire de la série "Billie Charlotte", porte le même nom ; il s'agit d'un bateau ponté habitable et la confusion est donc impossible.

Longueur hors-tout :   m
Longueur de la coque : 7 m
Longueur à la flottaison :   m 
Largeur maximale :  m
Tirant d'eau maximal :  m
Tirant d'air :  m
Déplacement :  t.
Surface maxi de voilure :  m² 

État :neuf

Avant : Peu incliné ;  bout-dehors.
 
Arrière : tableau incliné ; safran à aiguillots et fémelots.


Coque : noire, ligne  blanche.

Superstructures :  bateau non ponté.   

      Charlotte a été construit en 2012 et propose des balades en mer autour de Saint-Malo

jeudi 17 mars 2011

AN DURZUNEL

Type : Chaloupe flambart  à demi pontée
Gréement : les 2 mâts en 1 seule  partie ; voiles au tiers sur les 2 mâts : la voile d'avant est la misaine, celle du grand mât, le taillevent ; ce taillevent est porté par un gui, comme sur les autres  chaloupes de la Manche appelées flambarts.


Matériaux : Coque et pont en bois  ; mâts en bois.
Date et lieu de lancement :  1984 au chantier Clochet à Plouguiel (près de Tréguier), dans les Côtes d'Armor.
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : voilier de plaisance ; l'original était un bateau de pêche
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu :Paimpol
Dernière utilisation connue : voilier de promenade.

Signification du nom : An Durzunel est le nom breton de la tourterelle.
Longueur hors-tout : 11,5  m
Longueur de la coque : 6,6 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale :  2,6 m
Tirant d'eau maximal : 1,6 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 4,5 t.
Surface maxi de voilure : 50 m² 

État : régulièrement entretenu.

Avant : Peu incliné ; long bout-dehors.
 
Arrière : tableau ; gui dépassant largement le tableau.
Coque : noire, liston blanc.

Superstructures : bateau à demi ponté.
 
      An Durzunel  a été construit en 1984 par le chantier d'Yvon Clochet à Plougiel, près de Tréguier ;  elle est une des premières répliques de ce chantier réputé, bien avant la grande vague de reconstructions qui a eu lieu aux environs de1990.
      C'est la réplique d'un petit flambart à demi-ponté des années 1880. Son gréement est aussi remarquable que celui des flambarts plus grands, tels que la Pauline,  avec ses 11,5 mètre hors-tout pour seulement 6, 6 m de coque. Il n'est pas motorisé, mais reste maniable à l'aviron.
       Actuellement, le bateau navigue à Cancale, où il est utilisé par l'école de voile.

lundi 14 mars 2011

AR JENTILEZ


Type : Chaloupe flambart non pontée

 
Gréement : les 2 mâts en 1 seule  partie (à pible) ; voiles au tiers sur les 2 mâts : la voile d'avant est la misaine, celle du grand mât, le taillevent, dont la bordure est portée par un gui alors que les voiles au tiers ont d'habitude une bordure libre ; un foc amuré sur le bout-dehors.

Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois.
Date et lieu de lancement :  réplique : 1992 au chantier Clochet, à Plouguiel (près de Tréguier) dans  les Côtes d'Armor. Original lancé en 1906.
Autres noms  : aucun ; mais le modèle de 1906 s'appelait l'Espérance.
Utilisation initiale : voilier de plaisance ; l'original était un goémonier.
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Ploumanac'h (Perros-Guirec), dans les Côtes d'Armor.
Dernière utilisation connue : Voilier associatif de croisière et de promenade.

Signification du nom : Ar Jentilez : est  le nom breton d'un groupe d'îles, au large de Perros-Guirec. Ce nom a été traduit, à la suite d'erreurs, par Sept îles. C'est un superbe petit archipel, la plus belle réserve d'oiseaux marins de France ; ses milliers de fous de Bassan nicheurs teintent de blanc l'ile Rouzic ; macareux et pingouins y trouvent aussi un refuge pour nicher, tandis que la colonie de phoques gris est florissante. On peut s'approcher des îles (avec prudence, car les écueils sont nombreux) mais le débarquement n'est autorisé que sur l'île aux Moines (qui porte un phare, l'un des derniers à avoir été automatisé). L'archipel est le principal but des sorties à la journée de ce bateau, qui y retrouve souvent le dundée Sant C'hireg. Des sorties courtes, mais inoubliables...

Longueur hors-tout :  m
Longueur de la coque : 8,8 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale :  3,5 m
Tirant d'eau maximal : 1,5 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 9,9 t.
Surface maxi de voilure : 83,5 m² 

État : récent, bien entretenu

Avant : étrave verticale ; long bout-dehors. Numéro PL 92 (PL pour Paimpol, 92 pour 1992, année de lancement du bateau)

Arrière : tableau peu incliné ; gui dépassant  le tableau.
Coque : noire ; pavois blanc.
Superstructures : bateau non ponté, sauf à l'avant et à l'arrière (tillacs).
 
      Ar Jentilez est la réplique d'un bateau construit au tout début du vingtième siècle. Sa construction, dans le cadre du concours "bateaux des côtes de France" (Brest 1992), est due à l'initiative de la mairie ; il est utilisé, entretenu et et géré dans le cadre d'une association.
          Le bateau qui a servi de modèle  était utilisé pour la pêche, mais surtout pour la récolte et le  transport du goémon, et également du sable, destinés surtout aux agriculteurs.
        Ar Jentilez   ressemble beaucoup à Pauline la chaloupe de Dahouët: Ce type de bateau appelé flambart sur les côtes françaises de la Manche, diffère des chaloupes de Bretagne sud par son arrière à tableau alors que les chaloupes ont un arrière pointu ; et aussi par son taillevent porté par un gui. On peut aussi bien parler de lougre à 2 mâts, qu'on peut comparer aux luggers cornouaillais, que de chaloupe. Ar Jentilez est un bateau creux, à l'autonomie plus limitée que  Pauline, qui est un bateau ponté et habitable pour la croisière.
          Ce bateau est basé à Perros-Guirec ; soit au port de Perros, soit à Ploumanac'h, selon les conditions de marée et de météo. Il navigue surtout à la journée vers les Sept-îles, mais participe aussi à des rassemblements de voiliers, jusqu'à Brest et Douarnenez.