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jeudi 9 janvier 2020

GERMAINE

Type : Yawl à cornes, yacht


Gréement : mât en 2  parties (à chouque) ;  une grand-voile à corne et un flèche ; 2 focs, une trinquette. Bout-dehors ; Un mât de tapecul portant 1 voile à corne et 1 flèche.


Matériaux : coque  en bois ; mâts  en bois.
Date et lieu de lancement :  1882 en Angleterre (chantier Camper et Nicholson à Gosport), sur des plans de Ben Nicholson
Autres noms  : ?
Utilisation initiale : voilier de course
Dernière nationalité connue : portugaise (française de 2013 à 20019)

Dernier port d'attache connu : ? Jusqu'à début 2020, Douarnenez (Finistère) au Port-Rhu, près du port-musée.

Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade

Signification du nom : Germaine : un prénom, peu porté aujourd'hui. C'est apparemment le nom d'origine du voilier. C'est aussi une chanson très connue de Renaud.

Longueur HT : 15 m
Longueur de la coque : 12,8 m
Longueur à la flottaison : 10,4 m 
Largeur maximale : 2,85 m
Tirant d'eau maximal : 2,05 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 18 t.
Surface maxi de voilure : ? m² 

État : récemment restauré, bien entretenu

Avant : étrave verticale 

 
Arrière : voûte très élancée ; tableau en bois verni, portant le nom du voilier ; barre franche ; queue de malet recourbée vers le bas ("queue de maquereau")

 
Coque : blanche ; liston

Superstructures : rouf allongé en bois verni, très discret.

   Germaine a été construit en 1882, essentiellement pour régater. Il a changé plusieurs fois de gréement, tantôt en yawl, tantôt en cotre, parfois avec un grand-mât raccourci (à pible, sans mât de flèche). Comme beaucoup de bateaux très anciens, son histoire est "en pointillés" ; il a par exemple servi de house-boat dans les années 1950, avant d'être à nouveau abandonné. Il a été retrouvé en 1972 par le chantier Camper et Nicholson, qui voulait le restaurer. Faute de moyens, l'idée a été abandonnée et le bateau se dégradait de plus en plus.
    Ce n'est qu'en 1997 que le propriétaire actuel, Patrick Bigand a pu l'acquérir, pour une livre symbolique, et en décider la restauration. Celle-ci est plutôt une reconstruction, et le bateau est à nouveau magnifique; Mis à l'eau en mai 2013, il a quitté l'Angleterre en septembre pour Douarnenez (traversée Lowestoft - Douarnenez)
    C'est désormais un des plus vieux voiliers français (il a 14 ans de plus que Pen Duick ou Belem) et parmi les plus beaux. Douarnenez (tout le bateau n'est pas visible). Il s'est fait remarquer par son élégance lors des parades de Temps-fête 2018.
    Nous lui trouvons de nombreuses ressemblances avec Partridge, magnifique plan Camper et Nicholson de 1885, gréé en cotre, qui fréquente assidûment les régates méditerranéennes.
    D'autres détails et des photos du bateau sous voiles sur le site de Germaine : cliquer ici.
   Le numéro 265 du Chasse-Marée, paru en janvier 2015, comporte un article sur Germaine et son propriétaire, Patrick Bigand.  

     Début Janvier 2020, Patrick Bigand a anooncé qu'il vendait son bateau à un Portugais. Le bateau est parti pour le Portugal, sur remorque.

samedi 21 juillet 2012

SKELLIG


Type : Cotre à tapecul, Dundée.
Gréement : 2 mâts en 1 seule  partie (à  pible) ;  une grand- voile à corne, un flèche ; un foc, une trinquette ; une voile de tapecul sur le mât arrière


Matériaux : coque et  pont en bois  
Date et lieu de lancement :  fin août  2011 
Autres noms  : aucun 
Utilisation initiale :réplique d'un langoustier de Douarnenez.
Dernière nationalité connue : française
Futur port d'attache : Douarnenez.
Future utilisation : Voilier associatif de croisière et de promenade.

      Signification du nom : Skellig : les Skellig sont deux petites iles, plutôt deux grands rochers à 10 milles au large du Kerry, dans le sud-ouest de l'Irlande. Little Skellig et Skellig Michael (cuminant à 210 mètres) constituent un des paysages maritimes les plus magiques qu'il soit donné d'admirer et sont classés au patrimoine naturel de l'UNESCO. Skellig Michael a été habité par des moines qui y ont laissé d'extraordinaires constructions de pierre. Les Skellig constituent aussi une magnifique réserve d'oiseaux marins. Les langoustiers bretons allaient pêcher jusque dans ces parages, pourtant hostiles dès que le temps se gâte. 
      Le nom de Skellig a également été donné à des séries de petits voiliers traditionnels, construits en polyester par la société Plasmor, d'Auray.
     
Longueur hors-tout : 20,35 m
Longueur de la coque : 14,8 m
Longueur à la flottaison : m 
Largeur maximale : 5 m
Tirant d'eau maximal : 2,5 m
Tirant d'air : 16,9 m
Déplacement : 30 t.
Surface maxi de voilure : 150  m² 
État :récent, bien entretenu.
 
Avant : étrave peu inclinée ; bout-dehors.

Arrière : voûte élancée, dite "en cul de poule"
Coque : partie supérieure bleue ; partie inférieure noire à l'arrière, blanche à l'avant.

Superstructures : discrètes (roufs bas)

   Skellig   a été construit ,au Port-Rhu à Douarnenez. Les travaux ont été assurés par des bénévoles, sous la direction d'un charpentier de marine professionnel, Jacques Ribel qui a remplacé l'initiateur du projet, Jean-Pierre Philippe, décédé. Ce fondateur de l'association avait déjà construit les sardiniers Telenn Mor et An Eostig, ainsi que le langoustier An Askell (actuellement détruit).
 
    Les plans ont été réalisés grâce à des relevés sur des épaves de langoustiers (Cap Lizard de Camaret, l'Avenir d'Audierne). Le bateau est motorisé, pour correspondre aux critères de sécurité d'aujourd'hui, et ne comporte pas de vivier. Pour le reste, il est équipé comme un langoustier
Skellig  est normalement amarré à Douarnenez, au fond du Port-Rhu, près de l'endroit où il a été construit Il est utilisé pour des croisières et des sorties pour les membres de l'association et représente la ville de Douarnenez dans les rassemblements de voiliers traditionnels ; en commençant, bien sûr par ceux de Douarnenez et de Brest : avec le thonier Biche, c'était un des seuls nouveaux voiliers  présents à Douarnenez 2012. A revoir cet été 2024, parmi les autres bateaux, lors des fêtes maritimes de Brest et de Douarnenez.
 

mardi 15 février 2011

MADELYNN


Type : dundée.
Madelynn, vu lors de la semaine du Golfe 2013
 
Gréement :  mâts en 1 seule  partie ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; flèche  sur le grand mât ;  tapecul porté par un gui orientable et une de queue-de malet ; 1 foc, une trinquette.

Matériaux : Coque et pont en bois (Quille en fonte, charpente en chêne, bordés et pont en iroko) ; mâts en bois

Date et lieu de lancement :  1990 au Portugal, sur un plan de François Vivier.
Autres noms : aucun
Utilisation initiale : voilier de plaisance, réplique de bateau de pêche (langoustier de Camaret)
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : La Trinité-sur-Mer ( Morbihan)
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade, privé.

   Signification du nom : Madelynn : un prénom...

Longueur hors-tout : 16 m
Longueur de la coque : 13,2 m
Longueur à la flottaison : 11,7 m
Largeur maximale : 4,5 m
Tirant d'eau maximal : 2,1 m
Tirant d'air :  15 m
Déplacement : 22 t .
Surface maxi de voilure : 100 m² 
État : récent, partiellement restauré en 2006.
Avant : étrave à peine inclinée ; bout dehors. numéro AY 347740 écrit sur chaque bord 

 

Arrière : voûte  inclinée ; tableau vert clair ; tapecul porté par un gui et une de queue-de-malet. 
 
 
Coque : blanche, liston vert (antérieurement pavois jaune et gris , liston rouge ;plus anciennement encore pavois vert, liston rouge et noir, coque  blanche).
       
Madelynn en août 2023 à Locmariaquer.


Superstructures :  superstructures discrètes (panneaux, descentes).
 
  Madelynn est une réplique de langoustier.  Elle a été dessinée par l'architecte François Vivier, spécialiste de bateaux traditionnels, d'après les plans et photos des dundées langoustiers camarétois d'avant 1940 : il ne correspond pas à la copie d'un bateau précis. Cependant,  c'est  un bateau comparable à la Belle Étoile, mais nettement plus petit. Le propriétaire qui l'avait fait construire en 1990 envisageait un tour du Monde, mais il a fini par y renoncer ; le voilier a aujourd'hui changé de propriétaire et navigue sur les côtes de Bretagne sud. Il a été restauré en 2006 mais a coque semble à nouveau s'être quelque peu déformée...C'est un participant habituel des semaines du Golfe du Morbihan, qui change souvent de couleur : coque blanche et liston vert lors de l'édition 2013. 
   Madelynn est classé bateau d'intérêt patrimonial.