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mardi 5 mars 2019

HERMINE

Type : Goélette aurique à 2 mâts.



Gréement : mâts en bois ; mât de misaine en 1 seule partie (à pible) ; grand mât en 2 parties, à chouque.. Les 2 mâts portent chacun un voile à corne ; flèche sur le grand mât, voile d'étai entre les 2 mâts au-dessus de la misaine ; trinquette bômée ; foc sur beaupré.


Matériaux : coque en acier.

Date et lieu de lancement :  Construction amateur, y compris les plans, au Huelgoat (Finistère) ; mise à l'eau en 2008 à Port-Launay (près de Châteaulin) par le propriétaire, Gérard Jézéquel.

Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : bateau de plaisance
Dernière nationalité connue : Française
Dernier port d'attache connu : Brest

Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade, privé.
 
Signification du nom : Hermine : petit mammifère de la famille des mustélidés, emblème de la Bretagne ;des hermines stylisées figurent sur le pavillon breton. Un autre voilier brestois, appartenant à la Marine Nationale, porte le nom  "la Grande Hermine" ; il est blanc et gréé eyawl : la confusion est impossible.

Longueur HT : 18 m
Longueur de la coque : 14,75 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale :  m
Tirant d'eau maximal :   m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 25 t.
Surface maxi de voilure :  m² 

État : récente, bien entretenue.


Avant : étrave à guibre

Arrière : à tableau; gouvernail à tube de jaumière ; barre franche


Coque : noire


Superstructures :  rouf en arrière du grand mât.

  Gérard Jézéquel à passé 12 ans (20 000heures de travail) pour construire cette goélette qui a participé aux fêtes de Brest 2016 et sera à la semaine du Golfe du Morbihan 2019.



samedi 28 octobre 2017

FLEUR DE MAI

Type : Dundée, cotre à tapecul. actuellement à l'état d'épave .


Gréement : Lorsqu'elle était en état de naviguer : 2 mâts en 1 seule partie (à pible) ; voile à corne chacun des  2 mâts  ;  un foc, une trinquette.
    En 2004, lors des fêtes de Brest et de Douarnenez, la gabare n'avait qu'un mât et était donc gréée en cotre.
    Elle est actuellement complètement dégréée.


Matériaux : Coque et pont en bois (chêne)  ; mâts en bois .

Date et lieu de lancement : 1950 au chantier Jacq à l'Hôpital-Camfrout (rade de brest, Finistère)
Autres noms : 
Utilisation initiale : sablier : gabare.
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : Saint-Malo.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade .

 Signification du nom : Fleur de Mai : un nom poétique et champêtre, qui se traduit en anglais par Mayflower ; un nom célèbre, porté par le premier navire d'émigrants, fondateur de la colonie anglaise en Amérique.
Longueur hors-tout :  28 m
Longueur de la coque : 17,4 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 5,85 m
Tirant d'eau maximal : 2,5 m
Tirant d'air :   m
Déplacement : 80 t.
Surface maxi de voilure : 270

État : plusieurs fois  restauré ; actuellement en attente de restauration près du chantier Étoile Marine, à Saint-Malo : état très dégradé, quasiment à l'état d'épave.
Vous trouverez ici un lien internet montrant l'état de la coque en 2015

Avant : étrave faiblement inclinée ;  bout dehors.
Arrière :  tableau incliné.

Coque :  blanche,  pavois gris (depuis 2009) ; liston et lisse de pavois gris-vert.


Superstructures : discrètes (descentes, panneaux)

 
   Fleur de Mai est une ancienne gabare qui a surtout servi à l'exploitation et au transport du sable sur les côtes du Finistère nord, notamment en rade de Brest et en mer d'Iroise. Elle a cessé cette activité en 1983 et a alors été restaurée et modifiée pour être utilisée en  voilier de plaisance. Quelque temps basée à Dunkerque, elle a ensuite rejoint Saint-Malo et appartenait à 3 copropriétaires (dont le commandant Guéna, ancien commandant du Belem) qui proposaient des sorties vers les îles Chausey et les Anglo-normandes, et participaient aux rassemblements de voiliers traditionnels. Sa capacité était de 14 personnes en croisière et 22 en sortie de la journée.
    Le voilier est classé monument historique depuis 1991.
   Depuis un échouage en automne 2009, au fond de l'Aber-Wrach, après une rupture des amarres, le bateau était en attente d'une restauration au chantier du Guip, quai Malbert, à Brest. Il appartient maintenant à une association qui porte son nom et a été transporté sur un petit cargo à Saint-Malo. Il a été, un certain temps, posé sur un terre-plein, en bordure du bassin Duguay-Trouin, non loin du siège d'Étoile Marine. Fin 2016, la coque a été ramenée au chantier du Guip, avec un vrai projet étudié par Joël Guéna (ancien commandant de cargos dans la Marine Marchande et ancien commandant du Belem) et l'association de la Fée de l'Aulne (une autre gabare). L'objectif était Brest 2020. Mais le projet peine à trouver un financement. Fin octobre 2017, Joël Guéna avait proposé l'épave à l'association "La Belle Angèle", de Pont-Aven lorsqu'elle a perdu tragiquement son chasse-marée : Mais cette association avait préféré le Minahouet, déjà basé à Pont-Aven, plus petit mais en bon état...
 
 

Fleur de Mai en face du chantier du Guip à Brest, en 2010. elle s'est beaucoup dégradée depuis.

 
















mercredi 17 mai 2017

LA RECOUVRANCE




Type : Goélette à huniers.

   

Gréement : Mâts en bois, très inclinés vers l'arrière,  en 2 parties ; 1 misaine à corne et 1 hunier carré sur le mât de misaine  ; 2 focs, une trinquette ;   grand-voile à corne et flèche sur le grand mât . Voile d'étai au-dessus de la misaine.

Matériaux : Coque et pont en bois (charpente et bordés en chêne) .
Date et lieu de lancement : 1992  au chantier du Guip à Brest.  
Autres noms : Aucun, pour la réplique. Mais le modèle s'appelait Iris.
Utilisation initiale : Voilier de croisière et voilier emblématique de la ville de Brest (réplique) ; Le modèle était un aviso (goélette militaire) du début du dix-neuvième siècle.
Dernière nationalité connue : Française.
Dernier port d'attache connu : Brest.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade.
Signification du nom : La Recouvrance : Recouvrance est un quartier de Brest, sur la rive droite de la Penfeld. Nommé d'après la chapelle, aujourd'hui détruite, de Notre-Dame de Recouvrance, il domine le port militaire et c'était autrefois un quartier populaire,  le plus maritime de la ville, habité par des marins et des ouvriers de l'Arsenal. Le quartier, autrefois isolé de "Brest-même" , est  aujourd'hui relié au centre-ville par le grand pont levant de Recouvrance (le premier pont datait de 1856 et a été détruit pendant la guerre 1939-1945, comme presque toute la ville) Il a été rendu célèbre par des chansons : la complainte de Jean Quéméneur (A Recouvran-ance !), et également  Fanny de Laninon (Laninon est une partie de Recouvrance, face à la rade). Une chanson des Goristes (excellent groupe de chansonniers brestois) a été consacrée à la goélette elle-même
     Iris, dans la mythologie grecque, était la déesse, messagère des dieux, notamment d'Héra ; elle est associée à l'arc-en-ciel, qu'on appelle l'écharpe d'Iris (ce qui a donné l'adjectif irisé). Mais l'iris est également une fleur, et d'autres navires militaires (des dragueurs de mines et des patrouilleurs, notamment ) ont porté des noms de fleurs. Actuellement, un patrouilleur porte le nom d'Iris.

Longueur hors-tout : 41,2 m
Longueur de la coque : 25 m
Longueur à la flottaison : 23,5 m
Largeur maximale : 6,4 m
Tirant d'eau maximal : 3,2 m
Tirant d'air : 27 m
Déplacement : 150 t .
Surface maxi de voilure : 430 m²
État : récent, régulièrement entretenu.
Avant : Étrave à guibre ; beaupré en 2 parties , figure de proue représentant une femme à chevelure blonde


Arrière : à voûte et tableau très incliné.Le tableau est décoré ; le nom du navire  et celui du port d'attache y sont inscrits. barre à roue.

Coque :  noire, pavois blancs à sabords noirs .

Superstructures :  très discrètes (roufs bas, claire-voies, capots, descentes) .

     La Recouvrance est la réplique d'un aviso, c'est-à -dire un courrier militaire et garde-côtes, servant en particulier à la recherche et à l'intervention des navires trafiquants d'esclaves, lors de la traite des noirs). Son modèle, l'Iris, naviguait au début du dix-huitième siècle et était affecté à la surveillance des côtes de l'Afrique occidentale. 5 autres bateaux ont été construit sur le modèle de l'Iris, mis en service en 1818. Ces goélettes étaient considérées comme très rapides à l'époque. La réplique est plus petite que le modèle (4 mètres de moins), pour des raisons administratives et financières.Elle a aussi des lignes plus fines  ; le pavois, notamment, est beaucoup moins haut à l'avant que sur l'original. Ses lignes ressemblent à celles des goélettes américaines de la même époque comme le premier Pride of Baltimore ou le Lynx. Mais Pride of Baltimore II est nettement plus grand.

     Le bateau actuel a été construit au chantier du Guip, au port de commerce de Brest, près du quai Malbert , juste en face de son poste habituel d'amarrage. Le chantier du Guip est originaire de l'île aux Moines, dans le Golfe du Morbihan ; il s'est installé à Brest pour construire La Recouvrance et y a conservé depuis un important chantier de restauration et de construction de bateaux en bois. La goélette a été mise à l'eau lors des fêtes de Brest 1992, le 14  juillet (cet évènement était un des points forts de Brest 92) et participe à chaque édition des fêtes de Brest et de Douarnenez, où elle est remarquée pour son élégance sous voiles.
     L'équipage est de 5 marins professionnels. la participation des passagers aux manœuvres est possible, mais pas obligatoire. Les croisières, en  Atlantique, jusqu'en Espagne, en Irlande et en Grande-Bretagne, et en Manche) sont prévues pour 12 passagers ; 25 personnes peuvent embarquer pour des sorties de la journée. Certaines sorties sont prévues avec inscriptions individuelles, d'autres pour des groupes ("charter"). des  soirées à quai sont également possibles. 


      Images de La Recouvrance lors de sa remise à l'eau après carénage, à Douarnenez, en mars 2011.
     La Recouvrance représente la ville de Brest et participe à la plupart des rassemblements de voiliers traditionnels, notamment en Bretagne et aux armadas de Rouen ; en 1996, elle a participé à Sail Amsterdam.  Elle va aussi en Méditerranée (par exemple à Toulon, pour la tallships 2013). Elle a participé à toutes les  Semaines du Golfe du Morbihan.

samedi 20 juin 2015

BELLE POULE et ÉTOILE

Type :  Goélettes à hunier,  rigoureusement identiques.
 


Gréement : Mâts  en 2 parties ; 1 voile à corne et un hunier à rouleau sur le mât de misaine ; 2 focs, une trinquette ;grand-voile à corne et flèche sur le grand mât .; voile d'étai au-dessus de la misaine.
 Le hunier peut être roulé ou établi depuis le pont;

Matériaux : Coque et pont en bois, mâts et espars en bois.
Date et lieu de lancement : 1932  au chantier naval de Normandie à Fécamp 
Autres noms : aucun.
Utilisation initiale : voilier école.
Dernière nationalité connue : Française.
Dernier port d'attache connu : Brest.
Dernière utilisation connue : Voiliers école de la marine nationale française.
Signification des noms : Belle Poule : c'est  le quatrième navire de la Marine à porter ce nom depuis le dix-huitième siècle, suivant ainsi 3 frégates de la Marine Royale. La première a été lancée en 1765, la troisième ramena de Sainte-Hélène les cendres de Napoléon.Il semble que des bateaux corsaires aient auparavant porté ce nom. Celui-ci viendrait du surnom (Bella Paoula) donné par François 1er à Paule de Viguier, baronne de Fonterville, lors de sa visite à Toulouse en 1533. Mais selon d'autres historiens, ce serait une trouvaille de Louis XV...
    Le nom  Étoile a été porté par de nombreux navires de la Marine (environ une douzaine. Plusieurs d'entre eux se sont fait capturer ou détruire par leurs ennemis  anglais, dont un qui accompagnait la Boudeuse de Bougainville dans son tour du Monde.
   Avec leurs 73 ans, les deux belles goélettes ont eu plus de chance, et elles ont même combattu, aux côtés des Anglais cette fois, l'ennemi commun.

Longueur hors-tout : 37,5 m
Longueur de la coque : 32,5 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 7,2 m
Tirant d'eau maximal : 3,5 m
Tirant d'air :  32,6 m
Déplacement : 215 t .
Surface maxi de voilure : 718  m²
État : régulièrement et méticuleusement entretenus. Il ne doit plus rester beaucoup de bordés d'origine !
Avant : Étrave à guibre ; Beaupré en1 seule partie ; volute de proue et  frise peintes en jaune sur les 2 voiliers.



Arrière : à voûte et tableau très incliné sur lequel est écrit le nom du navire. Remarquer aussi la carène verte : elle est doublée de plaques de cuivre, rutilantes lors de la pose, mais s'oxydant très vite en vert-de-gris : un antifouling très efficace !
Coque :  blanche, fin liston jaune.

Superstructures :  2 roufs : à l'arrière de chacun des mâts ; abri devant la barre.
 

    La Belle Poule et sa sœur jumelle l'Étoile, ont  été lancées en 1932 à Fécamp. Destinées à servir de voiliers école pour la Marine Nationale, elles ont toujours rempli ce rôle, sauf pendant la guerre 1939 - 1945 : elles ont alors rejoint l'Angleterre et combattu avec les forces françaises libres. ainsi s'explique la croix de Lorraine portée sur leurs pavillons, notamment aux escales.
    Les 2 goélettes ont été construites sur le modèle des morutiers paimpolais qui étaient utilisés au moment de la construction. Plus petites que les terre-neuviers de Saint-Malo ou de Fécamp, ces goélettes (dites Islandaises) allaient pêcher sur les côtes d'Islande. On disait aller pêcher à Islande. La pêche, à la ligne, se faisait du bord du  navire, alors que les terre-neuviers utilisaient des doris. cela n'a pas empêché des fortunes de mer dramatiques. Il n'y a pas que les bateaux de pêche, d'ailleurs, qui ont fait naufrage dans les parages : la perte du Pourquoi-Pas, de Jean-Baptiste Charcot, est restée célèbre.
  Chaque goélette navigue avec 15 hommes d'équipage et jusqu'à 20 élèves, provenant surtout de l'École Navale. Les équipements sont spartiates et comprennent des hamacs.Les 2 voiliers naviguent parfois isolément, mais souvent ensemble ; leurs "régates" sont l'occasion, pour les équipages, d'affiner leurs réglages. Les goélettes participent à des courses de grands voiliers et font parfois des croisières lointaines, jusqu'en Islande par exemple.
   Comment reconnaître nos deux goélettes jumelles ? De loin, c'est quasiment impossible. sauf, parfois, si le hunier est établi (il peut porter le numéro F 30 sur la Belle Poule, et F 31 sur l'Étoile ; mais ces numéros ne sont pas toujours posés, comme on peut le voir sur les photos). De plus près, les mâts de l'Étoile sont un peu plus clairs ; et surtout, ses poulies étaient blanches alors que celles de la Belle Poule étaient en bois verni. Pas toujours facile à voir à contrejour et il semble qu'aujourd'hui ces différences aient disparu. Le centre de la volute de proue est blanc sur l'Étoile et jaune sur la Belle Poule. Peut-être y-a-t-il d'autres détails, que l'observateur attentif peut s'amuser à découvrir.... La Belle Poule était présente à l'Armada de Rouen 2013. En 2015, l'Étoile a effectué une croisière en Atlantique Nord (Islande, Groenland).