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jeudi 11 juin 2020

LE MORGATOIS (CM 231625)


Type : dundée.
Gréement : chaque mât en 1 seule partie (mât à pible) parties ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; flèche sur le grand mât seulement  ; 1 foc, une trinquette. 1 voile d'étai sur le mât de tapecul.

Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois

Date et lieu de lancement : 1954  au chantier Tertu du Fret (presqu'île de Crozon, sur la rade de Brest).
Autres noms : 
Utilisation initiale : bateau de pêche (thonier de Morgat)
Dernière nationalité connue : Française
Dernier port d'attache connu : Douarnenez
Dernière utilisation connue : Voilier privé.

   Signification du nom : Le Morgatois : un homme ou un bateau de Morgat, c'est à dire du port de Crozon. Le port (et station balnéaire) est situé au sud-est du bourg de Crozon. C'est un des 2 ports principaux de la presqu'île de Crozon avec Camaret. Donnant sur la baie de Douarnenez, il bénéficie d'une position bien abritée, protégée par le Cap de la Chèvre. Morgat fait partie du quartier maritime de Camaret, d'où l'immatriculation CM 231625.
Longueur hors-tout :  m
Longueur de la coque : 17,1 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 6 m
Tirant d'eau maximal : 3,2 m
Tirant d'air :   m
Déplacement :   t .
Surface maxi de voilure :  m² 
État : en cours e restauration ?.
Avant : étrave inclinée ; bout dehors. numéro CM 231625 (CM pour Camaret).
  

Arrière : voûte ;  tableau peu  incliné.

Coque :  vert clair et vert foncé, pavois vert foncé; liston jaune.

Superstructures : timonerie abritée
 
   Le Morgatois est un ancien thonier de Morgat ; il a pêché le thon dans le Golfe de Gascogne, aux lignes traînantes portées par des  tangons, de 1954 à 1988. Lorsque l'activité de pêche s'est terminée, il a  été acheté par la famille Bielinski  ; restauré pour devenir un bateau de plaisance,  il a été remis à l'eau  en 1994. 
      Durant sa carrière de thonier, son aspect a changé plusieurs fois, notamment ses couleurs et la taille de la timonerie (de 1974 à 1988, la passerelle en polyester, surélevée, était  plus grande, d'aspect plus "moderne").. Il conservait quand même une voilure, même si elle était réduite. Le bateau a retrouvé, après sa restauration, son aspect et ses couleurs d'origine ; mais il reste un bateau à propulsion mixte, à voiles moins grandes que la plupart des dundées de taille comparable.
   Durant les années qui ont suivi la restauration, les propriétaires vivaient à bord puis l'ont préparé pour la navigation hauturière ; l'ancien thonier a traversé l'Atlantique et visité le Québec. 
   Il est actuellement basé à Douarnenez et navigue lors des fêtes maritimes de ce port et de Brest. 
    Depuis mai 2014, il était amarré au Port-Rhu et portait une pancarte "à vendre". Le 11 juin 2020, des travaux sont en cours : démantèlement ou début de restauration  ? On sera sans doute bientôt fixé sur le destin de ce bateau.
 

lundi 11 mai 2020

TANTE FINE


Type : dundée.

Gréement : les 2 mâts en 1 seule  partie (à pible) ; voile à corne sur chacun des  2 mâts ; flèche sur le grand mât seulement  ; 1 foc, une trinquette. tape cul porté par un gui orientable, pas de queue-de-malet.

Matériaux : Coque et pont en bois, mâts en bois.

Date et lieu de lancement : 1961 au chantier Kersaudy et Gourlaouen, à Plouhinec (près d' Audierne, Finistère)
Autres noms : aucun.
Utilisation initiale : bateau de pêche (langouste, thon).
Dernière nationalité connue : français
Dernier port d'attache connu : Fécamp (Seine Maritime).
Dernière utilisation connue : Voilier école et de promenade 

   Signification du nom : Tante Fine : le nom vient du diminutif de Joséphine, le prénom de la personne qui a fait construire le bateau pour ses 3 neveux..

Longueur hors-tout : 26 m
Longueur de la coque : 18 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 6 m
Tirant d'eau maximal : 2,8 m
Tirant d'air :  18 m
Déplacement :  75 t .
Surface maxi de voilure : 170 m² 
État : restauré, bien entretenu.
Avant : étrave faiblement inclinée ; bout dehors.
 
 
Arrière :  tableau vertical.
Coque : Bleu foncé, pavois bleu clair (naguère, noire, pavois  blanc)


Superstructures : rouf caractéristique devant le mât de tapecul ; à larrière de ce rouf se trouve le poste de barre.



  
   Tante Fine est un ancien bateau de pêche à moteur construit en 1961 à Plouhinec (Finistère). Il a pratiqué la pêche à la langouste sur les côtes de Mauritanie, puis la pêche au thon dans le golfe de Gascogne. Il a été désarmé en 1986.
    Le bateau, abandonné à Perros-Guirec, a été découvert en 1990 par François Charbonnier, président de l'association fécampoise pour le développement des activités maritimes (AFDAME). Restauré à Fécamp et transformé en voilier, il est utilisé en école de voile et en charter depuis 1994.
    Géré par l'association "Les Voiles de l'espoir", Tante Fine est surtout utilisé pour des stages de réinsertion pour des jeunes (et des moins jeunes...) qui ont eu rarement l'occasion de quitter un environnement peu stimulant. Le but est d'essayer de faire retrouver à chaque participant l'estime de soi. Il réalise des croisières, participe à des rassemblements de voiliers traditionnels et à des courses de grands voiliers. : il a notamment remporté le trophée "Cutty Sark" en 2002. C'était le premier bateau français qui gagnait cette course, et un des rares qui y participe.
     Avec 2 marins professionnels, le bateau peut embarquer 12 passagers ou stagiaires  en croisière et 33 personnes en sorties de la journée. Son patron moustachu est surnommé Astérix.
    Une nouvelle restauration a eu lieu début 2020 au chantier Bernard de Saint-Vaast-la Hougue.
      https://www.littoral-manche-atlantique.com/2021/03/tante-fine-mx.195254.html

jeudi 9 avril 2020

SAINT-QUAY

Type : Dundée.
Gréement : Les 2 mâts en 1 seule partie ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; flèche sur le grand mât   ; 1 foc, une trinquette bômée. Tapecul à gui et queue-de-malet

Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois

Date et lieu de lancement : 1947  au Fret (presqu'île de Crozon, sur la rade de Brest) ; chantier Belbéoc'h
Autres noms : Jeanne.
Utilisation initiale :  bateau de pêche : cotre langoustier.
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : Saint-Quay-Portrieux (Côtes d'Armor)
Dernière utilisation connue : Voilier associatif de croisière et de promenade, représentant de Saint-Quay-Portrieux dans les rassemblements de voiliers traditionnels.

   Signification du nom : Saint-Quay : Le bateau est l'emblème naviguant du port de Saint-Quay-Portrieux.

    
Longueur hors-tout :  19 m
Longueur de la coque : 11,9 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale :  m
Tirant d'eau maximal :  m
Tirant d'air :   m
Déplacement :   t.
Surface maxi de voilure :  m² 
État : restauré, bien entretenu.
Avant : étrave faiblement inclinée ; bout dehors
  
Arrière :  tableau incliné ; queue de malet

Coque : blanche et marron ; pavois marron ; liston jaune.


Superstructures :  rouf bas, peint en blanc et avec hublots, entre les 2 mâts.
 
   Saint Quay est un ancien cotre langoustier. Mis en chantier au début de la seconde guerre mondiale, il n'a pu être construit qu'après celle-ci et a été lancé en 1947. Son port d'attache était Camaret et il pêchait dans les parages de l'Irlande. Comme les autres langoustier, il était équipé d'un vivier communiquant avec la mer. Gréé en cotre (155 m² de voilure), il n'a été équipé d'un moteur qu'en 1949. Il a ensuite été reconverti en coquiller en rade de Brest, puis a été désarmé (la pêche à la coquille St-Jacques ayant été interdite à cause de la raréfaction de la ressource) et abandonné en 1962
    Racheté à l'état d'épave par François Roncin il a été restauré (en 5 ans) et transformé en bateau de plaisance ayant l'aspect actuel . Mis en vente, il  a été racheté en 2002 par la ville de  Saint-Quay-Portrieux, qu'il représente dans les rassemblements de voiliers traditionnels, ainsi que lors des départs de la route du Rhum. Sa capacité est de 14 personnes pour des sorties de la journée en baie de Saint-Brieuc, vers l'île de Bréhat ou le cap Fréhel. L'équipage comprend 2 marins. Restauré durant l'hiver 2013-2014 (notamment au niveau du pont), il est classé B I P. Pour le site du bateau, cliquez ici : le-saint-quay.

samedi 14 mars 2020

BORÉALE (ex ÉTOILE BORÉALE, ex ÉTOILE DE BRICOURT )

Type : dundée.

Gréement : grand mât en 2 parties, mât de tapecul simple (à pible) ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; flèche sur le grand mât seulement  ; 1 foc, une trinquette.

Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois

Date et lieu de lancement : 1920  au Danemark.
Autres noms : 
Utilisation initiale :  bateau de pêche danois (harenguier)
Dernière nationalité connue : français
Dernier port d'attache connu : Lorient
Dernière utilisation connue : Voilier école et de croisière.

   Signification du nom : Étoile Boréale : c'est un autre nom de l'étoile polaire, celle qui depuis longtemps guide les marins dans l'hémisphère nord, car elle est toujours à la même place dans le ciel. Mais Étoile Marine possédait déjà un bateau nommé Étoile Polaire, il fallait donc trouver autre chose. L'adjectif "boréale" fait aussi référence aux régions nordiques d'où est originaire le voilier. Étoile de Bricourt : Le nom faisait référence aux Maisons de Bricourt, le célèbre restaurant d'Olivier Roellinger. Le grand chef cancalais avait envisagé de le louer. Maintenant, le bateau n'appartient plus à Étoile Marine et a reçu le nouveau nom de Boréale.

Longueur hors-tout : 17 m
Longueur de la coque : 13 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 3,8 m
Tirant d'eau maximal : 1,6 m
Tirant d'air :   m
Déplacement :   t .
Surface maxi de voilure : 120 m² 
État : restauré, bien entretenu. 

Avant : étrave verticale ; bout dehors.
 
Arrière : voûte, couronnement arrondi.

Coque : blanche ; lisse de pavois et liston bleu foncé

Superstructures : grande timonerie vitrée à l'avant du mât de tapecul ; rouf bas entre les 2 mâts.
 
   Étoile Boréale est un ancien harenguier danois, construit en 1920, et découvert par Bob Escoffier en 1980. Une fois restauré et remis en service sous le nom d'Étoile de Bricourt, il a navigué au départ de Saint-Malo et de Cancale. Depuis plusieurs années, il a changé de nom ; l'Étoile Boréale était basé à Lorient et faisait partie d'Étoile Marine Atlantic, ancienne filiale de l'armement de Saint-Malo. Son patron proposait des sorties en Bretagne sud : à la journée, dans les environs de l'île de Groix, avec une capacité de 11 passagers ; en croisière, avec 4 passagers au maximum, vers Belle-Ile et les autres îles morbihannaises, vers le Golfe du Morbihan ou vers le Finistère sud.  Indépendant d'Étoile Marine, le bateau s'appelait Boréale.
   La restauration, à Vannes, du bateau centenaire est terminée depuis début 2020 IL a gardé ce nom il est  désormais  basé dans ce port: Il a son poste d'amarrage, près du Corbeau des mers, dans le port du centre ville, tout près de la très fréquentée place Gambetta. il navigue surtout dans le Golfe du Morbihan et sur les côtes de Bretagne sud ; il continue à participer aux évènements nautiques et était à Douarnenez en juillet 2021 pour "Les retrouvailles " de Temps fête (photo ci-dessous, avec une nouvelle couleur de coque) à Douarnenez 2022, à la semaine du Golfe du Morbihan, etc....