mercredi 19 janvier 2011

MARIA-ASUMPTA (disparu)


Type : Brick (auparavant goélette catalane : pailebot)

Gréement : Mâts en bois en 2  parties ; 4 voiles carrées sur chacun des  2 mâts ; 3 focs, une trinquette. petite brigantine sur le grand mât.
Matériaux : Coque, pont et espars en bois.
Date et lieu de lancement : 1858 à Badalona (Catalogne).
Autres noms : Isla Mauritia
Utilisation initiale : Cargo espagnol (entre l'Espagne et l'Amérique du sud, puis en Méditerranée et Atlantique nord-est)
Dernière nationalité connue : Britannique.
Dernier port d'attache connu : Disparu.
Dernière utilisation connue : Disparu.
Signification du nom : Maria-Asumpta est une expression religieuse espagnole pour désigner l'assomption (c'est-à-dire la montée au ciel) de la vierge Marie. Ce nom est également porté par de nombreuses institutions religieuses, en s'écrivant plutôt Maria-Assumption.

Longueur hors-tout : 38,1 m
Longueur de la coque : 29,9 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 7,6 m
Tirant d'eau maximal : 3,1 m
Tirant d'air : m
Déplacement :  260 t .
Surface maxi de voilure : 790 m²

État : Disparu lors d'un naufrage l'ayant entièrement brisé.
Avant : Étrave à guibre ; Beaupré en 2 parties.


Arrière : à voûte et tableau décoré ;  gouvernail à tube de jaumière .

Coque : Blanche .

Superstructures :  réduites aux panneaux de ponts, claire-voies et descentes.
 

     Maria-Asumpta a été, pendant plusieurs années, le plus vieux navire en état de naviguer. Hélas, il a fait naufrage en 1995, causant la mort de 3 des 15 marins et se désintégrant en quelques minutes. Son commandant, Mark Litchfield, a été condamné à de la prison ferme à la suite de cet accident.
    Sa longue carrière au commerce l'avait mené dans divers pays d'Amérique du sud. En 1930, il a été transformé en goélette qui ne naviguait plus qu'en Europe. Plus tard, dégréé, transformé en cargo à moteur et finalement abandonné, comme tant d'autres voiliers, en 1978. En 1980, il avait été restauré sous la direction de ses nouveaux propriétaires, les Anglais Mark Litchfield (un ancien officier de la marine royale britannique) et Robin Cecil Wright.. Après avoir été utilisé pour le tournage de plusieurs films, des croisières, des participations aux fêtes de Rouen, de Brest et de Douarnenez, le pire est arrivé. Le voilier, âgé de presque 150 ans, longeait de trop près la côte rocheuse de Cornouailles, près du port de Padslow. Une panne de moteur au moment critique de l'entrée au port, par courant portant à terre, forte houle et absence de vent, a rendu la catastrophe inévitable.
     Deux autres grands voiliers ont fait naufrage dans les années 1980 : le premier Pride of Baltimore (goélette à deux mâts) et le Marques, petit trois-mâts barque construit en 1917. Les 2 navires ont été pris dans de grains très localisés et extrêmement violents, dans les parages des Bermudes (Ah, le fameux triangle...). Coïncidence étrange ou malchance, le Marques était une ancienne goélette majorquine (très modifiée) comme Maria-Asumpta et ses propriétaires étaient déjà Mark Litchfied et Robin Cecil Wright.
     Un autre grand voilier comparable, construit en 1924, la goélette Thö Pa Ga, a coulé dans le Golfe de Gascogne en juillet 2008. Il se rendait aux fêtes de Brest. Tous les équipiers ont heureusement été sauvés. 
       Il restait, jusqu'en 2012, une goélette comparable à Maria-Asumpta, nommée Isla Mauritia. Lancée à Puerto-Soller (Majorque) en 1852 sous le nom de Concepcion. Ce navire de 32 m a rompu ses amarres lors d'un cyclone en février 2013. Les essais de renflouement ont échoué et le navire est en bien mauvaise position. Quelqu'un aura-t-il les moyens de renflouer le plus vieux voilier existant avant qu'il ne soit trop tard ?
      On trouvera des renseignements sur d'autres naufrages et fortunes de mer en cliquant sur ce lien.

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