lundi 14 mars 2011

PAULINE

Type :Chaloupe flambart pontée
        
     Gréement : les 2 mâts en 1 seule  partie (à pible) ; voiles au tiers sur les 2 mâts : la voile d'avant est la misaine, celle du grand mât, le taillevent, dont la bordure est portée par un gui alors que les voiles au tiers ont d'habitude une bordure libre ; elle peut être surmontée d'un flèche, appelé hunier sur les bateaux à voiles au tiers ; un foc amuré sur le bout-dehors.

      Le taillevent porte l'immatriculation SB 737 (SB pour Saint-Brieuc, le quartier maritime dont Dahouët fait partie ; SB et 737 sont séparés par une ancre de marine, symbole réservé aux bateaux-pilotes.


Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois.
Date et lieu de lancement :  réplique : 1991 au chantier Clochet, à Plouguiel (près de Tréguier) dans  les Côtes d'Armor. Original (qui portait le même nom) lancé en 1901.
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : voilier de plaisance ; l'original était un bateau de pêche.
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Dahouët (commune de Pléneuf-Val André), dans les Côtes d'Armor.
Dernière utilisation connue : Voilier associatif de croisière et de promenade.

Signification du nom : Pauline : un prénom. c'était aussi le nom du bateau qui a servi de modèle à la réplique.

Longueur hors-tout : 16,5 m
Longueur de la coque : 9,5 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale :  3,5 m
Tirant d'eau maximal : 1,8 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 11,5 t.
Surface maxi de voilure : 95 m² 

État : récent, bien entretenu (restauré en hiver 2010-2011)

Avant : étrave verticale ; long bout-dehors. Numéro SB 737 (SB pour Saint-Brieuc), accompagné d'une hermine.
Arrière : tableau ; gui dépassant largement le tableau.
Coque : noire ; pavois blanc.
Superstructures : très discrètes (un rouf bas)
 
      Pauline est la réplique d'un bateau construit au tout début du vingtième siècle. Sa construction, dans le cadre du concours "bateaux des côtes de France" (Brest 1992), est due à l'initiative d'une association, "une chaloupe pour Dahouët", encore propriétaire du bateau. 
          Le bateau qui a servi de modèle était polyvalent : bateau de pêche, travaillant au chalut et à la drague, ainsi qu'au pilotage. En effet, le port de Dahouët armait des morutiers et l'accès à ce petit port est très difficile, surtout pour des grands bateaux (Pauline, elle-même, ne peut entre ou sortir que 4 heures par marée) ;  l'aide d'un pilote était donc nécessaire. Plus tard, basée à Erquy puis à Larmor-Pleubian, Pauline à servi au bornage (commerce de port en port), ainsi qu'à la récolte et au transport du goémon. Pas de chance, pour un bateau-pilote, il a coulé en talonnant une roche en 1933 dans l'estuaire du Trieux.
          Pauline est remarquable par son gréement, impressionnant par rapport à sa longueur : avec le bout-dehors et le gui, la longueur hors-tout est presque égale au double de la longueur de la coque. Cela rappelle les proportions des grandes bisquines. De loin, quand elle ne porte pas son hunier, Pauline ressemble beaucoup à Ar Jentiles, la chaloupe de Perros-Guirec : Ce type de bateau appelé flambart sur les côtes françaises de la Manche, diffère des chaloupes de Bretagne sud par son arrière à tableau alors que les chaloupes ont un arrière pointu ; et aussi par son taillevent porté par un gui. On peut aussi bien parler de lougre à 2 mâts, qu'on peut comparer aux luggers cornouaillais, que de chaloupe. Pauline est un bateau ponté et habitable pour la croisière (elle possède 7 couchettes), alors que Ar Jentiles est un bateau creux, un peu plus petit. La coque resssemble à celle de Amzer Zo, mais celui-ci est gréé en cotre. Pauline fréquente régulièrement les rassemblements de voiliers traditionnels. C'est sans doute un des bateaux traditionnels les plus rapides et les plus élégants de cette taille. Voyez ici le site internet de Pauline.
          Pauline est un des rares bateaux auxquels une chanson a été consacrée. Créée par Hervé Guillemer pour le lancement de la chaloupe en 1992, elle est devenue un classique des chants de marins : "Ho la Pauline, c'est une chaloupe, sa carène fine est parfumée d'étoupe", etc ; trouvez les paroles ici.

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