mardi 3 juin 2014

GERMAINE

Type : Yawl à cornes, yacht



Gréement : mât en 2  parties (à chouque) ;  une grand-voile à corne et un flèche ; 2 focs, une trinquette. Bout-dehors ; Un mât de tapecul portant 1 voile à corne


Matériaux : coque  en bois ; mâts  en bois.
Date et lieu de lancement :  1882 en Angleterre (chantier Camper et Nicholson à Gosport), sur des plans de Ben Nicholson
Autres noms  : ?
Utilisation initiale : voilier de course
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Douarnenez (Finistère) au Port-Rhu, près du port-musée.

Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade
Signification du nom : Germaine : un prénom, peu porté aujourd'hui. C'est apparemment le nom d'origine du voilier. C'est aussi une chanson très connue de Renaud.

Longueur HT : 15 m
Longueur de la coque : 12,8 m
Longueur à la flottaison : 10,4 m 
Largeur maximale : 2,85 m
Tirant d'eau maximal : 2,05 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 18 t.
Surface maxi de voilure : ? m² 

État : récemment restauré, bien entretenu
Avant : étrave verticale 
Arrière : voûte très élancée ; tableau en bois verni, portant le nom du voilier ; barre franche ; queue de malet recourbée vers le bas ("queue de maquereau")
Coque : blanche ; liston

Superstructures : rouf allongé en bois verni, très discret.

   Germaine a été construit en 1882, essentiellement pour régater. Il a changé plusieurs fois de gréement, tantôt en yawl, tantôt en cotre, parfois avec un grand-mât raccourci (à pible, sans mât de flèche). Comme beaucoup de bateaux très anciens, son histoire est "en pointillés" ; il a par exemple servi de house-boat dans les années 1950, avant d'être à nouveau abandonné. Il a été retrouvé en 1972 par le chantier Camper et Nicholson, qui voulait le restaurer. Faute de moyens, l'idée a été abandonnée et le bateau se dégradait de plus en plus.
    Ce n'est qu'en 1997 que le propriétaire actuel, Patrick Bigand a pu l'acquérir, pour une livre symbolique, et en décider la restauration. Celle-ci est plutôt une reconstruction, et le bateau est à nouveau magnifique; Mis à l'eau en mai 2013, il a quitté l'Angleterre en septembre pour Douarnenez (traversée Lowestoft - Douarnenez)
    C'est désormais un des plus vieux voiliers français (il a 14 ans de plus que Pen Duick ou Belem) et parmi les plus beaux. Nous n'avions pas eu la chance de le voir naviguer, et notre seule photo le représente à son ponton du Port-Rhu, à Douarnenez (tout le bateau n'est pas visible). Bientôt d'autres images, prises lors de "temps-fête" (fin juillet 2014)
    Nous lui trouvons de nombreuses ressemblances avec Partridge, magnifique plan Camper et Nicholson de 1885, gréé en cotre, qui fréquente assidûment les régates méditerranéennes.
      En attendant, on trouvera davantage de détails et des photos du bateau sous voiles sur le site de Germaine : cliquer ici.
       Le numéro 265 du Chasse-Marée, paru en janvier 2015, comporte un article sur Germaine et son propriétaire, Patrick Bigand. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire