vendredi 4 mars 2011

AMERICA


Type : Goélette franche à 2 mâts.
Gréement : 2 mât en 1 seule partie chacun  ;  voile à corne sur chaque  mât  ; flèche sur le grand mât ; 1 foc, une trinquette.

Matériaux : Coque en bois (charpente en chêne, bordés en douglas), pont en teck ; mâts et espars  en bois.
Date et lieu de lancement : 1967 dans le Maine (USA)
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : Bermudienne
Dernier port d'attache connu : Hamilton
Dernière utilisation connue : Yacht privé.

Signification du nom : America :   la goélette reste un symbole des États-Unis d'Amérique. Ce nom prestigieux a été donné à la compétition la plus ancienne du yachting, l'Amrica's cup ; compétition qui reste une des plus prestigieuses, même si certaines modifications des règlements et des défis parfois bizarres ont conduit le public à s'en désintéresser plus ou moins. la fameuse coupe, conservée par le New-York Yacht club durant des décennies, a fini par lui échapper, devenant australienne, néo-zélandaise, suisse...


Longueur hors-tout :  39,6 m
Longueur de la coque : 31,9 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 7 m
Tirant d'eau maximal : 3,5 m
Tirant d'air :  m
Déplacement :   t.
Surface maxi de voilure : 520 m² 

État :  restauré, bien entretenu. 

Avant : étrave  élancée  ;  guibre décorée d'une frise dorée, beaupré

 
Arrière :  tableau décoré avec un aigle américain doré, portant les inscriptions "America" et "Hamilton". 
 
Coque : noire


Superstructures : rouf entre la barre et le grand  mât .
 
  America  est  une réplique de la fameuse goélette qui vint, en 1851, défier les régatiers anglais autour de l'île de Wight. America était incontestablement plus rapide que ses concurrents, car elle réussit à les devancer malgré un mauvais départ. Néanmoins, des mauvaises langues racontent que la goélette d'outre-Atlantique aurait pris un "raccourci", ne virant pas toutes les bouées du parcours à cause d'instructions de course trop floues.. De plus, la fameuse phrase "Majesté, il n'y a pas de second", adressée à la reine Victoria (qui offrait la "coupe des cent guinées") est discutée : le deuxième, Aurora, un cotre beaucoup plus petit, terminait avec seulement 8 minutes d'écart : si le classement avait été en temps compensé, il battait largement la grande goélette. Quoi qu'il en soit, les Anglais, fair-play et sans doute désireux de se réconcilier avec les Américains (il y avait eu quelques "fâcheries" entre eux, quelques décennies auparavant....) laissèrent les Yankees repartir à New-York avec leur trophée : il s'agit d'un grand pichet en argent (sans fond, parait-il), qui est devenu l'America's cup. De tempérament joueur, les yachtsmen du New-York Yacht Club, ont remis maintes fois leur titre en jeu, acceptant les défis de navigateurs ou de clubs fortunés : d'abord britanniques, puis venant d'autres pays. Mais, pendant longtemps, le challenger anglais devait traverser l'Atlantique : il devait donc être un voilier marin, robuste et sûr (et capable d'emporter tout ce qu'il faut pour naviguer confortablement, comme America). Les New-Yorkais, eux, pouvaient se contenter de bateaux vides, construits très légèrement : bateau de régate contre bateau de croisière, le résultat était prévisible. Des règles de jauge ont été établies, donnant naissance au yachting moderne. Jusqu'à la première guerre mondiale, les bateaux sont devenus de plus en plus grands et de plus en plus toilés ; de plus en plus beaux aussi. Il ne reste plus aucun de ces classes J ; le voilier qui leur ressemble le plus est Lulworth, mais il n'a jamais couru l'America's cup. Après la première guerre mondiale, les bateaux sont restés très grands, mais leur gréement s'est simplifié et on a vu s'affronter des sloops bermudiens. gréés d'un mât et d'une bôme interminables. Puis est arrivée l'ère des douze mètres J, dont la longueur est quand même d'une vingtaine de mètres.
     America a des performances inférieures aux grandes goélettes classiques, comme Eleonora ou Mariette. Mais, après tout, celles-ci vont beaucoup moins vite que les soixante pieds modernes, eux-mêmes moins rapides que les trimarans. Ainsi va la voile...
       Il existe au moins 2 autres répliques du voilier mythique : la plus récente, construite en acier en 2005, est basée à Majorque. Une autre est stationné en Floride. La réplique décrite et photographiée ici navigue fréquemment en été en Méditerranée et participe aux régates classiques.

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